Notre France

photo DDM

Nous étions un bon demi-millier à Montauban, réunis en silence, esplanade des Fontaines, pour dire que la France, notre France n’est pas antisémite. Pour dire, ensembles, au delà des partis politiques, des chapelles et confessions, notre détermination à combattre le retour de la « bête immonde » pour reprendre l’expression attribuée à Bertold Brecht. Pour proclamer notre attachement aux valeurs de notre République.

Depuis quelques mois, une certaine France bave sa haine, sur les réseaux sociaux, dans les manifs de « gilets jaunes ». Comme avant guerre, les juifs deviennent une cible privilégiée. Louis Chedid ne croyait pas si bien dire:

« Anne, ma sœur Anne
Si j’ te disais c’ que j’ vois v’nir
Anne, ma sœur Anne
J’arrive pas à y croire, c’est comme un cauchemar
Sale cafard! »…..                                                                        
Oui j’ai le cafard. Et plus que ça! No pasaran!
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Les doléances des Moissagais

Les Moissagais ne se sont pas précipités en masse pour remplir les cahiers de doléances. A ce jour, une cinquantaine de nos concitoyens se sont déplacés en mairie pour contribuer à leur manière au Grand débat. Certains sont même venus avec des pages imprimées, histoire de développer à loisir leur pensée.

Pas de grosses surprises dans ces contributions où l’on retrouve l’essentiel des revendications, remarques ou suggestions déjà affichées un peu partout en France et listées par les medias. On notera cependant les propos sur Moissac, un centre ville « triste » et à l’abandon, le réseau routier en mauvais état, ou le manque de considération pour les employés municipaux. Un citoyen souhaite même le retour de Moissac Plage.

La transition écologique, son financement par les grandes entreprises, l’arrêt du glyphosate et le développement d’une agriculture « durable » sont plusieurs fois mentionnés. Mais au hit parade, ce sont les doléances sur la fiscalité, le pouvoir d’achat qui arrivent largement en tête avec souvent toute une panoplie de mesures. Supprimer les taxes sur les carburants, sur les produits de première nécessité, supprimer la CSG, la majoration de 1,7% sur les prélèvements sociaux… Traquer les fraudes y compris aux services sociaux, contrôler et plafonner les allocations chômage, les hauts salaires, les prix des loyers, de l’électricité, du gaz… Revaloriser le SMIC, indexer les retraites sur le coût de la vie, restaurer l’ISF mais aider les entreprises, les PME,  qui créent de l’emploi, faire de la justice fiscale et même taxer les robots… Refondre notre système social, mettre en place un régime unique de retraite…

L’organisation de l’état et les services publics font également partie des préoccupations premières des Moissagais. Suppression des hauts fonctionnaires, des « privilèges » accordés aux élus, aux anciens Présidents, refonte de l’Assemblée nationale, voire suppression du sénat, mise en place de la proportionnelle… Suppression des subventions aux syndicats et aux partis politiques… S’opposer aux groupes de pression, aux lobbies, Plus de moyens pour les services publics, lutte contre les déserts médicaux, renationalisation des autoroutes, rétablissement du 90kms/h. Suppression de l’immigration quand un autre contributeur demande des mesures pour favoriser l’intégration des étrangers, plus d’autonomie pour les régions (une seule mention)

La citoyenneté suscite aussi des propositions. Rendre le vote obligatoire, créer le RIC (trois citations), ne pas réduire les libertés individuelles, favoriser l’égalité salariale entre les femmes et les hommes…

Enfin, j’ai noté qu’un de nos concitoyens était inquiet pour l’avenir des barrages hydrauliques, menacés de privatisations, quand un autre demande la mise en place d’un accompagnement pour la fin de vie, comme en Suisse ou en Belgique, quand une autre encore se préoccupe du droit des victimes.

Ces premiers cahiers vont être transmis au préfet du département, qui remontera l’ensemble à la Commission nationale en charge du Grand débat. C’est Opinion way, une société d’analyse de l’opinion, qui traitera les données issues des débats citoyens et des cahiers. Au gouvernement ensuite d’en faire son miel! Une première dans l’histoire de la République !

Le PAM gadget électoral

Le PAM est né. Le Pôle d’attractivité de Moissac entend « attirer des habitants, des leaders d’opinion, des clients pour le camping ou l’abbaye et cultiver la marque Moissac en coordonnant la communication… » Employée municipale, Aude Cance devient responsable de ce pôle Elle avait déjà dans son périmètre de compétences la gestion du cloître et du camping. Ancienne directrice de l’Office de Tourisme de Moissac, elle n’avait pas été retenue pour prendre la tête de l’Office intercommunal qui en vertu de la loi NOTRe a compétence en matière de tourisme sur les 22 communes des Terres des Confluences.

Du coup, le mille feuilles moissagais grossit, grossit encore alors que les élections municipales approchent. Une belle brochette d’élus et quelques dizaines de commerçants et artisans pour la plupart dubitatifs, ont découvert, mardi soir le nouveau bébé municipal. Opportuniste en diable, cette initiative pose de fortes et graves questions. Comment s’articule-t-elle avec la politique de la ville dont bénéficie Moissac? Comment s’intègre-t-elle aux dispositifs de la Communauté de communes, compétente en matière de développement économique? Pour répondre aux éventuelles objections, la directrice du PAM avait fait des ronds (voir tableau) et invité Elodie Carrier, responsable du développement économique à la Com-Com, ainsi que Christine Defin en charge pour Moissac de la Politique de la ville.  Difficile pour ces deux fonctionnaires de poser les questions qui fâchent. Et pourtant il y en a. La communauté de communes est en charge du marketing territorial. Que fait donc le PAM sur ce terrain? La Com Com accompagne les porteurs de projets. Que fait donc le PAM sur ce terrain? La Com Com définit les politiques de financement. Que fait donc le PAM sur ce terrain? Le contrat de ville, signé avec l’état pour la période 2015-2022 prévoit le recrutement d’un animateur centre-ville. Il fait l’objet d’un dossier FISAC (fond interministériel de soutien aux commerces). Et le PAM a mis ce poste dans ses objectifs. Comme on dit dans les campagnes, une vache n’y retrouverait pas son veau!

Tout ça promet des jours difficiles… Tout ça va coûter cher, en études, en cabinets conseils, en postes nouveaux, quatre pour ce PAM. Et pour quelle efficacité? On a déjà la réponse! « Et pourquoi si tard » a osé un commerçant? Mieux vaut tard que jamais a rétorqué un Jean  Luc Henryot qui confond désormais réunion d’information et campagne électorale. Il faut dire que passé le discours de la patronne du PAM, les commerçants ont fait fête à l’adjoint en charge de la sécurité et de la circulation. Les parcmètres trop chers et trop sophistiqués, les immigrés qui font fuir les chalands, les poubelles qui débordent, la police qui interdit aux commerçants de casse-croûter sur leur pas de porte…On était bien loin des questions de stratégie économique et d’aménagement de la ville. Maryse Baulu s’est pourtant risquée à évoquer la rénovation urbaine et la mauvaise image de la place des Récolets. Tollé dans la salle et imperator, un Jean Luc Henryot qui empêcha sa collègue adjointe de s’expliquer! Fin de partie!

 

Le retour du chirurgien

François Belair, chirurgien gastrique remplaçant à l’hôpital de Moissac (voir article précédent) n’ira pas à Pézénas. Il a signé cette après midi son contrat avec le CHIC (le Centre hospitalier intercommunal) un contrat à plein temps qui lui accorde même la possibilité de faire un jour par semaine des interventions à Montauban, histoire de diversifier sa pratique professionnelle. C’est à l’évidence une très bonne nouvelle pour Moissac qui se trouve ainsi conforté avec le maintien d’un pôle chirurgie conséquent. Voilà qui rassure aussi quant à l’avenir de cet hôpital dont son directeur disait il y a encore quelques jours qu’il attendait des décisions importantes pour le mois d’avril.

Cette volte face s’explique en partie par la réaction du Comité de défense  et la mobilisation de tous ceux qui à un titre ou à un autre sont concernés par l’avenir de l’hôpital moissagais. Reste cependant un mystère dans cette affaire. Jeudi dernier, il n’y avait plus de poste envisageable pour accueillir le chirurgien. Dès samedi, la direction du CHIC faisait savoir au principal intéressé qu’elle était prête à lui faire une offre. Et lundi 28 janvier, les deux parties tombaient d’accord! De qui se moque-t-on? Comment une situation peut-elle se retourner aussi vite? Les syndicats de l’hôpital dénoncent depuis longtemps une gestion humaine calamiteuse. Mais au-delà, ne faut-il pas voir dans ce rétro-pédalage, un management inconséquent, voire perfide? D’ici quelques semaines nous devrions être éclairés sur la question.

Rentrée scolaire 2019

 

En avant-première voici comment se présente la rentrée scolaire 2019 en région Occitanie. On constate :

  • 1er degré : 55 postes créés pour 1053 élèves de moins !
  • 2nd degré : 41 postes supprimés pour 2787 élèves de plus !
  • C’est à l’évidence la mise en application de la priorité au 1er degré, priorité financée par les suppressions de postes dans le 2nd degré.

1° degré

 

La baisse démographique absorbe les suppressions de postes dans les 5 départements ruraux.

Le Tarn et Garonne s’en sort bien avec un poste en plus et 310 élèves en moins

 

 

2° degré

  • Collèges : 18 postes supprimés.
  • Lycées Professionnels : 13 postes supprimés
  • Lycées : 10 postes supprimés

Au niveau des départements, le Lot est curieusement favorisé, le Tarn présente un curieux bug

Le Tarn et Garonne bénéficie d’un traitement de faveur.

Au delà des chiffres brut, il faudra analyser les situations au cas par cas qui peuvent expliquer les apparentes disparités d’un département à l’autre.

Débat autour de l’hôpital

La salle municipale du Moulin était presque trop petite pour accueillir les quelque 80 personnes invitées à débattre autour des services publics et de la fiscalité. Jean Paul Nunzi, le président du Comité de défense de l’Hôpital qui avait associé des gilets jaunes à cette soirée ne pensait peut-être pas que l’actualité allait lui donner un inattendu et inquiétant coup de pouce. Tonnerre dans un ciel déjà bien encombré, on apprenait dans la journée le départ du docteur François Belair pour Pézénas. Chirurgien gastrique, il avait pris la succession depuis quelques semaines à l’hôpital de Moissac du docteur Lemaire décédé à la suite d’un accident cardiaque. Venu d’Aurillac, le docteur Belair dont les compétences semblaient reconnues par les patients et le personnel, a mis fin à l’attente dans laquelle le maintenait la direction de l’hôpital. Cette dernière estime en effet que le poste de chirurgien gastrique est incertain, l’Agence régionale de santé, devant prendre d’importantes décisions en avril. Oui mais lesquelles ?

un débat citoyen et serein

C’est bien la question. L’hôpital de Moissac serait-il à nouveau dans la balance, alors qu’à Montauban s’organise autour du docteur Mardegan, la campagne autour du projet de grand hôpital ? Alors que le gouvernement envisage la création d’hôpitaux « communautaires » ? De taille intermédiaire, ces hôpitaux seraient en fait des centres où les patients pourraient avoir dans un même lieu, des consultations hospitalières, des radios ou des interventions chirurgicales simples. Ni tout à fait des petites maisons de santé, ni tout à fait des gros hôpitaux, la rencontre en quelque sorte de la médecine de ville et de la médecine hospitalière. Reste encore à savoir ce qu’est la « chirurgie simple », l’orthopédie en fait-elle partie et quelles seraient les conséquences sur l’ensemble des services de l’hôpital de Moissac ? Voilà qui ouvre la porte à toutes les supputations, aux pires craintes. La population moissagaise est en droit d’obtenir rapidement des explications ! Elle va devoir les exiger !

EHPAD

On l’a compris, cette affaire a occupé une bonne partie de la soirée. D’autant qu’on a parlé aussi du grand âge et de l’accueil des personnes dépendantes.  Le projet du nouvel l’EHPAD de Castelsarrasin, met en lumière la faiblesse des subventions publiques, ce qui oblige le CHIC, le Centre hospitalier intercommunal à contracter sur 20 ans un emprunt qui risque de peser sur le prix des séjours. Ce qu’on appelle désormais le cinquième risque, la dépendance, n’est pas financée à la hauteur des besoins qui vont croissant. Pourquoi ne pas imaginer un impôt sur les plus grosses fortunes pour y faire face ? Pourquoi ne pas mettre en place, comme le préconise la mutualité Française, une politique tarifaire différente selon les revenus des résidents ? On a peu parlé du maintien à domicile qui est pourtant un dispositif plébiscité par les personnes âgées. Il lui faut de plus gros moyens, des personnels en plus grand nombre et le secours des nouvelles technologies… bref de l’argent et une volonté des pouvoirs publics. On n’a pas du tout évoqué les résidences séniors, qui permettent aux personnes encore autonomes, de vivre en toute indépendance et en toute sécurité. La demande existe, il est donc nécessaire de trouver dès maintenant les bonnes réponses, en sachant articuler les orientations nationales et les dispositifs locaux.

FISCALITE

Du coup, le débat sur la fiscalité a été anecdotique. On retiendra pourtant une charge appuyée contre la politique de la mairie de Moissac, qui investit dans un musée, quand la pauvreté s’installe dans la ville. Pour le coup, ce procès n’est pas juste. Moissac dispose d’un patrimoine exceptionnel, qu’il faut encore valoriser. Le tourisme culturel demeure en effet un vecteur économique fort. Et quitte à froisser les esprits chagrins, je ne crois pas judicieux de lever le pied dans ce domaine. En même temps, il faut analyser sans tabou les causes du dépérissement de la ville et mettre en œuvre les solutions, forcément complexes, et longues. Contrairement à ce que raconte Jean Luc Henryot, ces deux dernières années, les dotations de l’état n’ont pas baissé. Moissac bénéficie même d’aides particulières, au titre de la politique de la ville ou du FISAC pour les commerces. Encore faut-il en faire un usage judicieux et là il y a fort à dire. Curieusement, personne n’a évoqué l’empilement des structures locales, le coût que cela représente, le clientélisme que cela génère, la course aux équipements souvent inutiles que cela provoque. A-t-on besoin tous les trois kilomètres d’une salle des fêtes à un million l’unité, pour quelques jours par an d’utilisation? Il faut aussi apprendre à balayer devant sa porte.

 

« On nous cache tout, on nous dit rien »

Dialogue avec des Gilets Jaunes

14 heures, ce vendredi 18 janvier, marché gare de Montauban. Rencontre, la quatrième pour ce qui me concerne,  avec une délégation d’une quinzaine de gilets jaunes, dans un local sommairement aménagé, mis à disposition par la mairie. Ponctuels, les GJ nous ont accueillis, avec courtoisie, affichant d’entrée de jeu leur volonté d’ouvrir sans agressivité le dialogue…Voilà qui nous changeait de l’hostilité menaçante qui nous avait été réservée sur le rond-point d’Aussonne au nord de Montauban.

Le mépris

Sur la quinzaine de Gilets présents dans la salle, une écrasante majorité de retraités, hommes et femmes, certains cabossés par la vie, un jeune chômeur de 24 ans et deux commerçants, chefs d’entreprise, dont les interventions se voulaient plus politiques. Le tour de table a vite mis en évidence le nombre et la diversité des questions soulevées par les GJ. Mais d’abord, les petites phrases du Président de la République! Ces séquences qui ont prospéré sur les réseaux sociaux leur sont apparues comme un insupportable mépris, une atteinte à leur dignité, Un président ne doit pas parler comme ça » a sobrement conclu une retraitée.

Le pouvoir d’achat

Après bien sûr est venue la question du pouvoir d’achat.  Une revendication : l’augmentation des prestations et l’indexation des pensions sur l’inflation avec la création d’une sorte de revenu universel, une pension unique qui mettrait un peu d’ordre et de lisibilité dans un système qui leur paraît trop compliqué. Je leur ai fait remarquer que tout cela est dans le programme présidentiel et est en cours de discussion actuellement avec les partenaires sociaux dont nos interlocuteurs ne veulent pas entendre parler.

Les pensions

On a à peine évoqué le chômage, les GJ se plaignent surtout de Pôle emploi, dénoncent le manque d’écoute et exigent des stages gratuits de formation. On leur a fait remarquer que sauf cas particulier, c’est déjà la règle. Le CICE est aussi arrivé sur la table. Je leur ai expliqué que c’était fini, transformé en baisse pérenne des charges pour les entreprises. Difficile à entendre pour des retraités qui ne demandent pas un emploi, mais veulent des allocations, des pensions plus fortes, dit autrement du pouvoir d’achat.

Les élus

On a parlé de l’ISF, des impôts payés par les riches, de la justice fiscale, mais le domaine est technique et on a bien senti que la majorité des GJ avançaient en terre inconnue. En revanche, ils parlent d’une seule voix pour demander la réduction du nombre de députés, limiter leur mandat et leurs émoluments, voire supprimer le Sénat. Ils pensent que les élus, qui sont pour eux une caste coupée du peuple, vivent sur son dos, alors qu’ils demandent des sacrifices aux plus pauvres : APL, CSG, taxe gazole… Comment leur faire admettre que députés et sénateurs ont déjà sérieusement diminué leur train de vie ? Comment les convaincre que la démocratie représentative a un coût ? Que faire les lois, négocier les traités ça prend du temps, ça demande du savoir, de la technique, voire de la culture ? Du coup, on n’a pas parlé du RIC. A l’évidence, le greffon qui a poussé du coté de Marseille et ramifié dans les réseaux FN et Insoumis n’a pas pris chez nos interlocuteurs.

Les 10 milliards

J’ai voulu avant de nous séparer, rappeler que le Président de la République a mis 10 milliards mis sur la table pour améliorer le pouvoir d’achat. Ils n’ont rien vu et les plus politiques estiment que Macron aurait pu faire beaucoup plus… en rétablissant l’ISF. il est clair que les GJ nourrissent une grande hostilité, quand ce n’est pas de la haine à l’égard des politiques, et aussi des médias qu’ils regardent mais qu’ils ne croient pas. Ils sont persuadés comme le disait déjà Dutronc « qu’on leur cache tout, qu’on leur dit rien ». Qu’on, politiques, médias, élites confondues, leur ment. Bizarrement, ceux de Montauban, épargnent les grands patrons et chez les politiques, Brigitte Barèges « qui les soutient ». On l’a bien vu d’ailleurs à Souillac. Devant E Macron, la maire LR de Montauban parle comme ses GJ, s’indignant que la France soigne gratuitement les étrangers. Elle évoquait  la CMU, couverture maladie universelle qui fait pourtant honneur à notre pays.

Pour en savoir plus sur la nature des GJ:

https://www.nouvelobs.com/politique/20190111.OBS8351/plongee-dans-les-comptes-facebook-des-gilets-jaunes.html

https://www.marianne.net/politique/christophe-bourseiller-les-gilets-jaunes-evoluent-dans-une-orbite-ideologique-de-droite

https://www.lesechos.fr/amp/57/2235557.php