Baylet candidat?

« Vraisemblablement » Le propos est laconique, mais dit bien ce qu’il veut dire. J. Michel Baylet sera candidat aux élection départementales de 2021. Il le dit dans un entretien au journal régional, qui ne lui a pas demandé s’il ambitionnait de reprendre à Christian Astruc la présidence du département. On peut cependant penser que le maire de Valence d’Agen, président de la communauté de communes des « Deux rives », n’entend pas, s’il est élu, faire de la figuration. Il y a gros à parier qu’avant de se prononcer, il veut voir si le coup est jouable. Quelle majorité il peut construire ! Seul avec ses amis socialistes et communistes, il lui sera difficile, sauf retournement de situation, de constituer un groupe majoritaire. A moins qu’il parvienne, au terme de palabres dont il a le secret, à embarquer dans cette galère, Brigitte Barèges, la maire de Montauban, dont il ne parvient pas dans les propos cités plus haut à dire du mal : « Nous sommes sur la même longueur d’ondes, mais elle est de droite ; je suis de gauche ». Cela a le mérite d’être clair !

Pourtant, cet attelage baroque a bien du mal à avancer, comme si le sol se dérobait de plus en plus sous ses pieds. Après l’échec patent des sénatoriales où il n’est pas parvenu à faire élire son candidat, Jean Paul Terrenne, maire de Donzac, J.M. Baylet vient de connaître une nouvelle déconvenue avec l’élection du Président des maires de Tarn et Garonne. C’est finalement le maire de la Salvetat Belmontet, Bernard Pouzous qui succède à Francis Labruyère qui ne se représentait pas. L’étonnant dans l’affaire, c’est que l’ancien vice-président départemental de l’AMF (association des maires de France) l’a largement emporté devant Claude Vigouroux, maire de Reyniés, soutenu par Brigitte Barèges… mais aussi par Jean Michel Baylet et Valérie Rabaut qui pour la circonstance ont joué les agents électoraux.

Deux revers en quelques semaines, voilà qui commence à faire et qui confirme que le département échappe peu à peu à ses parrains historiques.

A propos des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux, prisés par une écrasante majorité de la population, sont désormais sur la sellette. Ils sont l’objet de critiques récurrentes, directement mis en cause dans les affaires de terrorisme.  A tel point qu’un débat est ouvert sur leur utilité « sociale », voire sur leur nocivité en cela qu’ils contribuent davantage à défaire le corps social qu’à le souder autour de valeurs partagées. Ces temps derniers, la France, s’inquiète pour ses valeurs républicaines, très entamées par les propos et les vidéos échangés sur facebook, twitter, instagram, Tik tok et quelques autres.  Chaque âge, voire même chaque groupe social ou culturel, ayant semble-t-il son réseau de prédilection, ce qui rajoute encore à la segmentation de la société.

Sur internet, personne ne sait que tu es un chien

Certes, il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Chacun peut en effet mesurer dans sa vie quotidienne toutes les facilités qu’offre l’internet. Et en ces temps de COVID, de couvre-feu, de confinement, les réseaux maintiennent le contact entre les personnes, et permettent par le télétravail la poursuite des activités, y compris dans l’enseignement. Mais les réseaux sociaux, c’est un peu docteur Jekyll et mister Hyde. Ces réseaux revendiquent la liberté d’expression qu’ils assument comme valeur cardinale, bien que la loi en encadre la pratique (1). Ces réseaux permettent aussi à des anonymes de déverser leur bile, leurs injures, leurs appels à peine masqués au lynchage. En toute impunité ! Plus grave, cet énorme babil, cet « umvelt », cet environnement sémiotique… peut conforter, désinhiber, motiver certains esprits qui passent alors du verbe à l’acte, parce qu’ils se sentent, intellectuellement, psychologiquement, moralement « autorisés » à le faire. Cela conduit à ce que Gilles KEPEL, dans un récent article du journal Le Monde appelle un « djihadisme d’atmosphère ». 

Dès lors, faut-il interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux ; modérer en amont, avant mise en ligne, les posts des internautes ; contraindre les hébergeurs à se plier aux règles qui prévalent dans le monde de l’édition ? Et peut-on le faire dans un seul pays, quand les GAFA qui sont des entreprises mondiales, s’exonèrent en partie des règles de la fiscalité propres à chacun des états où elles ont une activité (2)?

Les tenants de l’anonymat arguent que sa remise en cause serait une atteinte à la liberté d’expression. Porte-drapeaux d’un individualisme néo-libéral, ils érigent les réseaux sociaux en instruments d’une démocratie post moderne, une agora numérique ouverte à tous et tout le temps. Une sorte d’utopie libertaire derrière laquelle se dissimule un modèle économique propre à ce secteur d’activité. « Si c’est gratuit, tu es le produit » comme le dit l’adage. De plus, l’anonymat ne saurait à leurs yeux être un problème, il est purement virtuel, les adresses IP peuvent en effet être tracées, et les auteurs de propos ou de vidéos illégaux, identifiés. C’est exactement ce que préconise le Commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, qui porte le projet d’un « Digital service act », (DSA). Cette nouvelle législation européenne entend préserver l’anonymat ou le pseudonyme sur les réseaux sociaux mais donner plus de responsabilités aux hébergeurs qui pourraient être financièrement sanctionnés en cas de manquement à leurs obligations. En gros, ce qui est interdit « off line », doit l’être « on line ». 

Il s’agit pour l’Europe et pour d’autres, de tenir une ligne de crête entre les impératifs du marché et un meilleur contrôle des contenus afin de remettre dans le droit commun cet espace informationnel. Mais cette approche évite soigneusement la question du temps. La recherche d’un auteur peut en effet prendre un certain temps, celui de l’acte technique d’abord, mais aussi celui de la justice, quand elle est amenée à ordonner pareilles investigations et à leur donner une suite appropriée. Le contrôle à posteriori ressemble à un coup d’épée dans l’eau, dès lors que la viralité a eu le temps de faire son œuvre et répandant un peu partout dans le monde des contenus, sans auteur ni origine ! Il peut dans le meilleur des cas permettre de poursuivre l’auteur de contenus délictueux, mais pas de les effacer des esprits. Mais en amont, avant mise en ligne, ne peut-on pas intervenir, modérer les publications par exemple ? Se posent alors une seule question : qui en sera chargé ? Les services de l’état ? Les GAFA (3) elle-même ? Clairement, l’état n’en a pas les moyens humains. Il ne faut pas compter sur le CSA qui peine déjà à la tâche, pas plus sur la Commission informatique et libertés, et ne parlons pas des GAFA… Ce sont des entreprises industrielles et commerciales qui cherchent à maximiser leurs profits et donc à réduire leurs coûts de fonctionnement. Du coup, vouloir comme certains le préconisent transformer des hébergeurs en diffuseurs, donc soumettre les réseaux au droit de la presse perd une grande partie de son sens. Les journalistes savent bien qu’informer c’est choisir. Tout ce que ne veulent pas, ne peuvent pas faire les GAFA dont le modèle économique s’accommoderait mal d’un contingentement drastique des messages. 

Mais allons au bout de cette hypothèse : l’intelligence artificielle, (IA) pourrait-elle assurer ce travail de veille et de tri ? Bien sûr, elle y contribue déjà, à hauteur de ses capacités. Trois millions de messages sont annuellement retirés des réseaux. Une paille dans cet univers informationnel où circulent des milliards de messages. De plus, l’IA a ses limites : un sein nu sur un tableau de maître a pu être interprété comme une œuvre pornographique. Anecdotique, mais révélateur cependant du chemin qui reste à parcourir pour atteindre une efficacité sans faille.  Sommes-nous certains de disposer de ce temps-là ?

Lever l’anonymat, obliger les internautes à justifier de leur identité pour ouvrir un compte aurait un grand mérite : mettre chacun devant ses responsabilités, l’empêcher de se dissimuler derrière un pseudo, brider en lui ses pulsions les moins avouables. Cela permettrait de réduire considérablement les torrents de boue et de haine que charrient à tout instant les réseaux internet et donc de soulager un tant soit peu l’atmosphère. Cela permettrait aussi de mieux contrôler les trolls, produits dans de véritables fermes installées majoritairement dans les pays de l’est, en Russie notamment. 

Supprimer l’anonymat serait-il alors une atteinte à la liberté d’expression ? Certainement pas. Rappelons que cette liberté d’expression qui nous est si chère, est depuis longtemps fortement encadrée par différentes lois (4). On ne peut pas écrire ou dire n’importe quoi, qui serait diffamatoire ou apologétique du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme ou du meurtre…

Les réseaux nous ouvrent des espaces de liberté et de créativité, inédits dans l’histoire de l’humanité. Pour autant, ils ne doivent pas ignorer les constructions juridiques qui nous ont permis de faire société et qui reposent aussi sur le principe de responsabilité de l’individu et du citoyen. Certaines voix craignent enfin que la mise en place d’une telle réglementation soit une intrusion intolérable dans la vie privée des internautes. Mais posséder un smartphone, une carte bleue, un GPS ou tout autre objet connecté, expose tout autant, sinon plus, l’individu qui voudrait se fondre dans la nature. L’utilisation des outils numériques est quelque part l’acceptation d’une perte partielle de son anonymat.

L’Europe, on l’a vu plus haut, tente de légiférer dans cet univers numérique qui semble avoir pris sa propre autonomie, sous l’impulsion de ses créateurs, devenus des géants tout puissants, des entreprises systémiques qui ne veulent pas s’en laisser compter, même si, ici ou là, elles acceptent ponctuellement de coopérer. Le Commissaire européen au marché intérieur nous annonce le « Digital markets act » (DMA), une législation pour protéger le marché intérieur en l’ouvrant à d’autres opérateurs. 

Que retenir de ces quelques considérations ? La protection et d’ouverture à la concurrence des marchés liés au numérique est un objectif affiché par l’UE. Il y va en effet de l’émergence d’entreprises nouvelles et européennes, susceptibles de présenter une alternative à l’offre des GAFA.  La question du contrôle des contenus déversés par les réseaux sociaux est maintenant clairement posée. Si en France et en Europe, voire au-delà, tout le monde s’accorde à dire « que cela ne peut plus durer », les opinions divergent sur les moyens d’y parvenir. Les politiques ont encore la main qui tremble. Qui peut certifier que le renforcement des moyens de la plateforme Pharos, qui recueille les signalements de contenus suspects et la création d’un pôle spécifique au Parquet de Paris, suffiront à endiguer la marée montante ? Ne faut-il pas s’orienter vers un dispositif qui ferait la balance entre responsabilité individuelle de l’internaute, obligation faite aux hébergeurs et instances de contrôle de la puissance publique ?

  • Plusieurs lois encadrent les réseaux sociaux. Dernièrement la loi Avia, du nom de la députée, Laetitia Avia, visant à lutter contre les contenus haineux, a été censurée par le Conseil constitutionnel. Cette loi ne levait pas l’anonymat, mais aux yeux de la haute juridiction elle imposait aux hébergeurs des délais trop courts pour le retrait de contenus illicites. Par ailleurs le Conseil s’était inquiété de laisser à la seule administration la détermination des contenus illicites.
  • Elles sont deux fois moins imposées en moyenne que les autres entreprises. La France a voté en 2019, sa propre taxe GAFA, mais l’Europe ne parvient pas à un consensus sur la question où l’unanimité est requise.
  • GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon
  • La liberté de la presse dans les régimes démocratiques repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Consacrée en France par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 et la loi du 29 juillet 1881 qui en grave dans le marbre les grands principes.

La nausée

Un professeur d’histoire assassiné, décapité en pleine rue dans une de nos belles provinces françaises par un jeune fanatique musulman, venu semble-t-il de Tchétchénie se réfugier au pays de Voltaire. La funeste chronique s’allonge. Au couteau, au marteau, à la feuille de boucher, les tueurs vont désormais au plus simple, ce qui, sauf notable exception, leur permet de passer sous les radars de la police. Comment prévoir en effet un geste meurtrier qui n’a besoin d’aucun réseau, d’aucune planque, d’aucune logistique ? C’est quasiment mission impossible pour les enquêteurs. Le fascisme islamiste a trouvé l’arme fatale : le fanatique qui fait don de sa personne à sa cause. Revendiqué par vidéo sur internet, le meurtre apparaît pour ce qu’il est : une abomination et une énième attaque contre les valeurs de la République.

Car ne nous y trompons pas. En frappant un professeur, c’est toute la communauté enseignante qui est visée, c’est le cœur de notre système qu’on cherche à atteindre. Ces femmes et ces hommes, ces hussards de la République comme on disait naguère, qui génération après génération nous donnent le savoir, et l’esprit critique, ont fait de nous et font de nos enfants des citoyens libres et responsables. C’est cette liberté, de penser, de croire ou de ne pas croire qui dérange les obscurantistes de tout poil et en particulier les fous d’Allah. Derrière ces attentats, derrière ces meurtres, il y a la volonté d’en découdre avec notre identité, de nous faire reculer sur nos principes, de mettre à mal notre pacte républicain qui s’appelle laïcité. 

Il y a longtemps déjà, que tel le ver dans le fruit, le radicalisme religieux pourrit notre société. C’est vrai dans les quartiers où il importe, souvent sur fond de trafics de drogue, une charia de contrebande ; c’est vrai dans la sphère publique qu’il voudrait plier à ses dogmes ; c’est vrai de l’école où il voit un ennemi responsable de l’émancipation des individus et des femmes en particulier ; c’est vrai de la presse qu’il voudrait mettre au pas. Cet islamisme est en guerre contre nous et bénéficie parfois de la bienveillance aveugle, quand ce n’est pas de la complicité passive de certains de nos concitoyens, organisés ou pas.

Il ne suffira pas du travail de la police qui nous a pourtant épargné d’autres bains de sang, il ne suffira pas des mesures d’accompagnement du corps enseignant, du soutien à la presse, de quelques marches blanches aussi respectables soient-elles. Il faut une mobilisation de toute la société, une unité sans faille pour s’opposer partout, au quotidien, chacun à son niveau, à ce fascisme religieux. C’est une mobilisation qui ne souffre aucun répit, aucune tergiversation. Dans l’immédiat et pour dire notre colère et notre détermination, nous pourrions, partout en France, chez soi, dans la rue, nous arrêter pour une minute de silence ou pour chanter une Marseillaise. En hommage à ce prof et à toutes celles et à tous ceux qui ne baissent pas les bras. Je les en remercie, car je veux pouvoir, comme le fit Arthur Rimbaud, écrire encore « Merde à dieu » et me marrer de voir Mahomet à poil dans le kiosque au coin de ma rue. 

Moissac, roman photos

On était curieux de voir quel visage allait prendre « Moissac magazine », le périodique édité par la Mairie. Pour ce premier numéro, post élection, on est servi. Au-delà de nos craintes ! Le journal officiel de la municipalité n’a qu’un visage, celui de Romain Lopez, ce jeune maire qui prend bien la lumière, et dont la part d’ombre se révèle jour après jour.

Il est certes encore un peu tôt pour parler de culte de la personnalité, mais les signaux d’alerte se multiplient. Et pour le coup, il ne s’agit pas de signaux faibles. 

Pas moins de 42 photos mettent en scène le jeune lepéniste. Un record historique qui laisse loin, très loin derrière, les Nunzi et Henryot pour ne parler que des maires les plus récents. A tel point qu’on peut se demander en parcourant les quelque 32 pages de la publication, s’il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Je croyais lire un bulletin municipal et je me retrouve avec le roman photo de Romain Lopez. En majesté, prenant la pose, sur le terrain, masqué, démasqué, en polo, micro en main… ne manquent plus que des photos du sportif, de son chien ou de son chat pour parachever le tableau. 

 A l’évidence, l’homme veut imprimer comme on dit aujourd’hui. A tel point qu’il en oublie ses adjoints, et encore plus ses colistiers, ombres furtives et rares dans cette première publication du mandat. Même la photo de famille qui fait la couverture du magazine peine à masquer la réalité. L’équipe municipale, c’est Romain Lopez, qu’on se le dise !

Pour le reste, pas de surprise. La patte FN griffe de bout en bout ces quelques pages. Papier glacé, petits textes et gros caractères pour celles et ceux qui n’auraient pas chaussé leurs lunettes, surmontés de titres coups de marteau. Ici, on ne fait pas dans la dentelle, ni dans la subtilité. On va droit au but, on cogne, le dossier sécurité en est l’illustration. Le maire se montre, mais le maire parle aussi. Il est cité à longueur de colonnes, égrenant une fois de plus ses discours de campagne, comme un écho sur papier à ses tweets quotidiens. Sécurité et propreté ! L’homme veut montrer qu’il tient ses promesses. Pour le reste, nada ! Moissac repassera.

Et comme il n’est pas partageux, voilà l’opposition officielle réduite à la portion congrue. Quelques lignes de « libre expression » pour dire que le vilain n’est guère généreux et qu’il est partisan. En doutiez-vous?

Virus

Mettons les choses en face. Un soir, le Président de la République annonce à 20 millions de Français un couvre feu pour lutter contre la pandémie galopante de Covid 19 et en appelle à l’unité de la nation. Le lendemain, au lever du jour, perquisitions chez quatre ministres dont l’ancien premier ministre. Leurs bureaux, mais aussi leur domicile sont fouillés par la police. Ordre de la Cour de justice, seule juridiction compétente, qui instruit 9 plaintes sur la gestion de la crise du printemps dernier par le gouvernement. Est-ce bien raisonnable? Peut-on croire à une coïncidence? Certes, la justice, comme le dit l’adage, doit passer. Mais pourquoi agir à ce moment où la France inquiète a besoin de retrouver confiance dans ses dirigeants, de se serrer les coudes face à l’adversité?

Si les juges voulaient montrer leur indépendance, ils ne s’y seraient pas pris autrement. Mais au-delà, le procédé interroge. Au mieux c’est une maladresse insigne. Au pire, c’est un coup politique! Car on le voit bien et les commentateurs ne s’y sont pas trompés, cette opération, largement médiatisée, ruine d’un seul coup d’un seul, les efforts de pédagogie du Président. A l’évidence, alors que les Français doutent, mégotent leur confiance à nos gouvernants, cette opération décrédibilise la parole publique, elle en rajoute encore une couche au complotisme ambiant. Elle jette par avance le discrédit sur toutes les mesures que prend le pouvoir pour lutter contre la pandémie, elle touille un peu plus les miasmes délétères qui empuantissent le climat national.

Encore une fois, il ne s’agit pas de dire qu’il faut s’asseoir sur les plaintes, fondées ou pas, qu’il faut protéger, comme naguère, les représentants du pouvoir. Ils sont des justiciables comme les autres. Mais ne pouvait-on pas attendre un peu, quelques semaines, quelques mois, que la crise soit passée? Croit-on vraiment qu’un tel battage va permettre aux ministres concernés, je pense en particulier au ministre de la santé, de décider sereinement et avec lucidité des conduites à tenir? De faire les bons choix, pour les Français et pour le pays? On sait que les politiques ont le cuir dur. Ils demeurent cependant des hommes. On ferait bien de ne pas l’oublier!