Législatives: faux semblant

Une fois n’est pas coutume, on va d’abord se réjouir de la belle victoire de Valérie Rabault, la députée sortante PS dans la première circonscription du département. Elle coiffe nettement sur le poteau son adversaire, Pierre Mardegan investi par LRM.

On a déjà dit ici tout le bien qu’on pensait du travail de Valérie Rabault, il faut maintenant ajouter à son palmarès éloquent, une formidable campagne de deuxième tour qui lui a permis de remonter son handicap et de s’imposer largement. Faute de données précises, on ne va pas se livrer à une analyse politique de ce retournement de situation, on peut ce soir constater simplement qu’au premier tour, les électeurs de Montauban lui avaient en partie fait défaut. Ils se sont beaucoup plus mobilisés en sa faveur lors de ce second tour. Voulaient-ils faire barrage à P. Mardegan à qui l’on prêtait des visées sur la mairie de la ville? Ce qui est sûr, c’est que le renfort de J Mézard, le ministre PRG-macronien de l’agriculture,  qui entre les deux tours avait fait le déplacement en Tarn-et-Garonne, est resté sans effet.

Du coup, on ne sait pas quelle fut la réaction de J.M Baylet. Bougon?: Valérie Rabault, celle qu’il accuse de lui avoir fait perdre le Sénat, se voit reconduite par les électeurs. Ravi?: son autre bête noire, P. Mardegan qui avec ses amis regroupés autour de C. Astruc, et au prix de quelques spectaculaires retournements de veste, lui a chipé le Conseil départemental, a lourdement chuté. Il avait misé gros sur la deuxième circonscription. Là les choses se sont passées comme prévu. Après avoir neutralisé les velléités macroniennes de renouvellement, usé de toute son influence pour inscrire sa candidate sous la bannière de la majorité présidentielle, voilà Sylvia Pinel élue face au FN (55%/45%). Ici comme ailleurs, le candidat frontiste peut remercier sa patronne dont la désastreuse prestation à l’occasion du débat du second tour de l’élection présidentielle, a découragé nombre de ses électeurs. Il se réjouira cependant de l’excellent score qu’il réalise à Moissac, où il fait jeu égal (17 voix d’écart) avec l’ancienne ministre. Voir ci dessous le détail.

A l’évidence, une partie des électeurs de droite a voté FN, ce qui va poser problème à la majorité municipale qui voit son électorat se dérober sous ses pieds. A l’évidence, nombre de républicains (pas tous) se sont réfugiés dans l’abstention, le vote blanc ou le vote nul pour dire leur aversion d’un système féodal qui perdure et dénoncer la faute politique commise ici par LRM. Dans la perspective des élections municipales de 2020, il faudra se pencher sérieusement sur ce résultat qui demeure, n’en déplaise aux obligés de J.M. Baylet, un faux semblant.

Législatives : le piège

Suite à un petit arrangement entre amis, les mâchoires du système se sont refermées sur les électeurs, le jour où « En Marche » a décidé de n’investir personne, face à Sylvia Pinel, dans la deuxième circonscription de Tarn et Garonne. Terrible déception! Faute politique! Dès lors, les jeux étaient faits ou presque. JM. Baylet qui avait mis tout son poids dans la balance serait donc parvenu à ses fins. Son fief, ces « terres radicales » comme il le fait dire à son journal, resteront vraisemblablement  sous sa coupe. Satisfaction affichée du seigneur et maître ! Ce duel entre FN et PRG, ne laisse en effet guère de choix aux électeurs républicains. Impossible de voter dimanche prochain pour le parti lepéniste même si l’envie de changement, le besoin d’une respiration démocratique sont perceptibles jusqu’au fond de nos campagnes.

Toujours à la manœuvre, voilà que la presse de JM Baylet s’inquiète de cette aspiration qui pourrait affecter le score de sa candidate. Dans un mail, un des employés du journal a demandé à Jean Paul Nunzi, Yvon Collin, Jean Philippe Besiers et Jérome Beq, soutiens de Thierry Hamelin, candidat divers gauche du premier tour, quelle sera leur position dimanche prochain. Voici leur réponse :

«… vous venez de confirmer votre attitude indigne aujourd’hui encore par vos mensonges en publiant ce mardi matin un article insultant à notre égard évoquant notre silence! Vous nous demandez lundi notre position pour le 2nd tour et vous précisez de vous répondre ce mardi avant midi.

Vous avez ci-dessous notre position que, nous en sommes convaincus, vous n’oserez pas publier en entier.

Nous avons soutenu la candidature de Thierry HAMELIN et Angéline CENTIS – Divers Gauche – au 1er tour de ces élections législatives, considérant qu’il n’était plus possible de ne pas réagir aux manœuvres de M. BAYLET et du PRG depuis des décennies pour garder à son profit, coûte que coûte, le département du Tarn-et-Garonne et la 2ème circonscription. 

Le mouvement « En Marche » a eu tort de ne pas investir quelqu’un de neuf dans cette circonscription…

Nous confirmons notre conviction qu’il ne sera plus possible d’accepter la main mise sur cette 2ème circonscription.

Nous disons à M. Baylet, à Mme Pinel, au PRG et à la Dépêche du Midi que les « prestigieux soutiens » de Thierry HAMELIN n’ont surtout pas à recevoir d’eux des leçons de comportement républicain. Nous leur disons que les parcours respectifs des membres de cette « belle équipe» de soutiens démontrent à quel point ils ont été et seront toujours fidèles à leurs valeurs républicaines qui les animent, en refusant toute forme d’extrémisme dangereux pour nos démocraties.Nous nous tournons vers celles et ceux qui ont voté pour Thierry Hamelin pour leur dire que nous souhaitons conserver cette position de refus des extrêmes pour ce 2nd tour, en les invitant à en faire de même si nous ne sommes pas propriétaires des voix »

Un journal transformé comme à son habitude en agent électoral. Voilà qui fait mauvais genre et détonne dans la République de Macron. Un journal, comme une bulle qui éclate à la surface d’un  système, véritable piège à électeurs. Et le système a ici un nom et de multiples visages. Ceux d’un clan, habile à protéger ses intérêts, déterminé à se survivre, qui a fait du département sa chose, sa propriété, gardée par une foultitude de petits vassaux, élus locaux et autres obligés de cette ploutocratie moderne.

Législatives: FN et LR au coude à coude

Moissac penche à droite. Fortement. Ce premier tour des législatives met le FN et les LR au coude à coude. 7 voix de différence en faveur de  Mathieu Albugues, candidat LR. Un score qu’il doit en partie à sa suppléante Maïté Garrigues. A gauche, on notera le bon score des Insoumis qui, avec près de 13% des voix,  ont totalement siphonné le PCF. Le candidat divers gauche, Thierry Hamelin passe la barre des 5%, tandis que Sylvia Pinel, soutenue par le PRG, le PS, Génération écologie, candidate déclarée Majorité présidentielle, donc sans concurrence de la République en marche, arrive en troisième position. Aucun des candidats n’a recueilli 12,5% des inscrits.

 Au vu des résultats sur la deuxième circonscription, Sylvia Pinel (27%) affrontera au second tour Romain Lopez le candidat du FN (21%).

Dans la première circonscription, la candidate du PS, Valérie Rabault, l’excellente députée sortante,  aura fort à faire pour rattraper son handicap face au candidat de la REM, Pierre Mardegan,  qui la devance de quelque 10 points.

La gauche a mal au coeur

Les vieux démons ont la vie dure. Ils sont même éternels. A preuve, le dernier billet, sur le blog (1) du Front de Gauche (sic) dont la plume Moissagaise par ailleurs PCF, n’a pas de mots assez durs pour condamner la candidature du Divers gauche T. Hamelin sur la deuxième circonscription de Tarn et Garonne. Pas un mot en revanche contre les 12 autres prétendants à la députation.

Le FN, les Républicains, la droite dure, demi dure, la droite molle, et quelques autres avatars politiques au sexe indéterminé la laissent de marbre. La candidate, auto-proclamée « Majorité présidentielle » ne chatouille pas davantage ce gardien du temple. Rien à redire. Tous ces gens là font partie du paysage, s’inscrivent dans une sorte de normalité où chacun à un rôle assigné, une position acquise. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées !

Mais que sans crier gare, un trublion déboule dans ce pré-carré, ose prétendre faire entendre une autre voix à gauche, dénoncer par sa seule présence l’étouffoir politique que l’accord des appareils nationaux du PS et du PRG a installé dans ce département, voilà qui mérite quelques sentences définitives.(*)

Et pour faire bonne mesure, le maître des élégances s’en prend aux soutiens du candidat, transformés en un ramassis « de vieilles barbes, et d’ambitieux » Si la situation politique dans ce département n’était pas aussi désespérée, il faudrait en rire… jusqu’à en pleurer ! A l’évidence, ça sent plus le règlement de comptes, la rancœur rance que le débat politique sur la situation économico-sociale du Tarn-et- Garonne.  Il en est hélas de la « vraie gauche » comme de la « vraie croix », l’étiquette n’est pas garantie!

 

(1) Moissac au coeur

(*) En Marche, en n’investissant personne dans la deuxième circonscription, a douché tous les espoirs de renouvellement politique. 

En marche, à reculons…

Les choses sont désormais tristement claires. Alors que le grand ordonnateur des candidatures, J.P. Delevoye, explique à Paris qu’une, qu’un candidat qui met par exemple le sigle PRG sur ses affiches, ne peut se prévaloir de l’appartenance à la majorité présidentielle, Sylvia Pinel, ex ministre, reçoit le renfort d’un nouveau collègue. Quelle audace! Mais cela sent l’investiture officielle. Elle annonce en effet pour sa réunion, jeudi prochain à Moissac,  la venue de Jacques Mézard, ministre de l’agriculture, celui-là même qui a négocié pour sa patronne radicale une petite place au soleil macronien. Bonne opération à priori puisque si les sondages ne se trompent pas, La REM (République en marche) devrait bénéficier d’une vague de fond comme rarement vue sous les ors de la V° république. Autant dire que le badge macron vaut élection ou presque!

Décidément dans ces « terres radicales » comme aime à le dire le quotidien régional, au pays des faux semblants, la politique demeure une affaire de copains, de cercles, de loges, de groupes de pression, experts dans l’enfumage, et le clientélisme. Pour le renouvellement vous repasserez. Macron avait promis la fin des vieilles pratiques, l’émergence d’une génération politique nouvelle. C’est peut-être vrai ailleurs, mais pas en Tarn-et-Garonne. Ici on recycle, ad vitam aeternam! Ici on sert du réchauffé! Ici on fait dans la tambouille électorale! Et le pire c’est que ça marche… que ça pourrait marcher. Heureusement, c’est aux électeurs de trancher!

Que reste-t-il de ces marcheurs, ces joyeux militants qui ont fait la campagne du Président? Sont-ils tous d’accord avec ces petits arrangements de maquignons, eux qui rêvaient comme dit la chanson « d’un autre monde »?  En attendant, c’est officiellement silence radio. Certains, par conviction ou discipline, font du côté de Montauban la campagne de Pierre Mardegan, Cet ancien protégé de Brigitte Barrèges, membre de la majorité départementale derrière Christian Astruc, lui même ancien de l’équipe Baylet  (vous suivez?) devient, à son insu de son plein gré, le meilleur adversaire de Valérie Rabault, la députée sortante, dont le travail à l’Assemblée nationale est unanimement salué. Haro sur Rabault! Sus aux socialistes! Voilà le programme commun de ces messieurs-dames! Faut-il donc redire ici que notre département a besoin d’une députée compétente, dévouée, investie dans le territoire, portée par de solides convictions sociales? Nous avons besoin de Valérie Rabault. Il faut voter et faire voter Rabault!

Mais que reste-t-il de ces quelque 1500 marcheurs revendiqués dans le département, sommés aujourd’hui de faire silence. Tais toi et marche! Tous ceux qui ont accompagné Macron dès le début sont retournés à leurs affaires. Dépités, en colère surtout! Et si chacun a bien compris qu’ici « le changement ce n’est pas pour maintenant », nombreux sont ceux qui sur les réseaux sociaux, annoncent que dans l’isoloir, ils mettront leurs convictions en conformité avec leur bulletin. Le Mouvement a soudain pris un sérieux coup de vieux. Saura-t-il trouver les voies et moyens de reprendre sa marche?

 

 

 

Démocratie réelle et démocratie formelle

Les absents, comptez-vous ! La majorité avec à peine 16 élu(e)s s’est présentée clairsemée à ce Conseil municipal de juin. Assez nombreuse cependant pour voter les yeux fermés les délibérations inscrites à l’ordre du jour. Question : la droite municipale aurait-elle un problème ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle a un problème avec la démocratie.

Certes, elle sauve les apparences, se fait violence pour écouter les questions de l’opposition et en particulier du groupe Divers gauche. Certes, poussée dans ses retranchements, elle consent même à lâcher quelques explications, à faire semblant d’ouvrir le dialogue. Mais dans les faits, et les élus de l’opposition, voire certains de la majorité, le constatent Conseil après Conseil, en matière de débat démocratique, la droite municipale fait le minimum syndical. Il lui arrive même par moment de vouloir hausser le ton, couper court dans l’échange, pressée sans doute d’en finir avec ce mauvais moment pour bien vite retrouver ses pénates.

Mais le problème n’est même pas là. Après tout, chacun serait dans son rôle, si nous avions le sentiment, que dis-je, la preuve matérielle, que cette majorité est soucieuse de la bonne information du Conseil et donc des élus de l’opposition. Hélas, il n’en est rien. Trop de délibérations ne sont que l’habillage administratif de décisions déjà actées. Trop de délibérations sont ainsi rédigées qu’elles ne racontent qu’une petite partie de la réalité. On peut dès lors légitimement se demander jusqu’à quel point les textes sont sincères. Ainsi, notre Conseil est-il trop souvent réduit à une chambre d’enregistrement, condamné à écouter « radio Moissac » pour savoir ce qui se trame à la mairie. Un comble !

Par exemple, cet Espace de travail partagé que la mairie veut créer dans l’ancien hôtel des impôts. 72000 euros de travaux ! Ce projet répond-il à des demandes, à des attentes ? Réponse : on ne sait pas on fera une étude. Ce flou cacherait-il un loup ? Et bien oui, car collée au mur, la mairie finit par avouer qu’elle a été démarchée par Relais d’entreprises, une boîte qui cherche à vendre ce concept aux petites communes. A noter que Terres des Confluences, pourtant compétente pour le développement économique, n’a pas été mise dans la boucle. Officiellement, elle aurait décliné l’offre. Autre exemple. Le périmètre de l’école Chabrié va s’agrandir, la mairie s’est portée acquéreur de la maison Rouges, pour 230000 euros. Ce n’est pas un scoop, tout Moissac était au courant de la transaction, sauf les élus de l’opposition. Tout Moissac sait qu’avec cet achat, la mairie entend regrouper les écoles Chabrié et Delthil, libérant du même coup les emprises autour de l’ancien tribunal. Certes, ce projet a sa cohérence. Pourquoi ne nous a-t-il pas été présenté complétement, avec ses tenants et aboutissants ? Pourquoi sommes nous les derniers informés ? Que dire aussi du chantier Caboche, cette maison du Patus, restaurée à grands frais pour y installer des religieuses et dont on découvre, dans le quotidien régional, que la facture des travaux s’allonge de jours en jours.

Moissac est malade de sa démocratie. Moissac n’est pas au mieux de sa forme. C’est le Compte administratif, véritable bulletin de santé, qui le dit et que nous avons examiné au cours de cette mémorable séance. Trois indicateurs :

  • La masse salariale de la ville augmente encore et toujours. (1% en 2016). Préoccupant ! Plus on parle de mutualisation avec la Communauté de communes et moins on la voit.
  • Les dotations de l’état diminuent inexorablement. Rien ne vient les compenser. Pas même les subventions dont bénéficie Moissac au titre » de la Politique de la ville » dont on a du mal à mesurer l’efficacité.
  • Les investissements, qui sont la promesse d’avenir, font du sur place et peinent à trouver des financements.

Bien entendu, la majorité de droite n’est pas seule responsable de cette situation. Mais face à l’adversité, aux difficultés nouvelles que Moissac pourrait rencontrer avec par exemple la possible suppression de la taxe d’habitation, il faut un plan de bataille, il faut une politique. Il faut anticiper. Interrogée sur la question, la droite est sans réponse. A moins qu’elle ne préfère garder ses réflexions pour elle, ou pour « radio Moissac » !

En fait, la majorité est à la ramasse sur presque tous les dossiers. Elle s’essouffle dès qu’il faut accélérer le pas. A preuve, le nouveau mode de rémunération des agents municipaux. Toujours pas en place, faute d’avoir su anticiper une réforme pourtant essentielle pour la fonction publique territoriale. A preuve encore, la question des activités péri-scolaires dont on sait qu’elles pèsent lourd sur les budgets communaux. Pour la rentrée de septembre, les communes devront choisir : maintien du dispositif actuel ou réorganisation. A Moissac, on attend, on fait l’autruche. La droite n’a rien à dire sur ce sujet, pourtant essentiel pour les familles et surtout les enfants.

Bonne nouvelle. Le Cinéma Concorde va se moderniser. Des travaux estimés à 190000 euros. La mairie lui octroie une aide de 8000 euros pour boucler son plan de financement.

Ca l’affiche mal!

Dans les cafés, à l’heure du pastis, on n’entend plus que ça : « Sylvia Pinel bouffe à tous les rateliers ». Vous avez vu son affiche de campagne ? Elle est la candidate du PRG, de Génération écologie et du PS ! Ne vous étranglez pas, elle bénéficie d’un accord signé avec le PRG par Christophe Borgel , député de la Haute Garonne, monsieur élections de la rue de Solférino. Résultat, il y a des mois, des plombes que la circonscription 2 du Tarn et Garonne lui a été offerte. Et comme l’accord n’a pas été dénoncé, y compris au vu de la nouvelle donne politique, madame « Ex. » s’en sert. Elle aurait bien tort de s’en priver, même si le résultat n’est pas garanti. Du coup reconnaissons lui une forme de courage, à moins que, finaude, elle n’ait parié sur son nouvel atout maître : le Président !

Depuis qu’elle sait que Macron la protège, elle s’autorise toutes les audaces. La voilà, en même temps, PRG-PS et majorité présidentielle. Ce n’est plus la politique du ni-ni, mais bien celle du et-et. Un véritable saut quantique !

On peut en rire… jaune. Il y a dans cette affiche une usurpation, un abus de sueur militante qui a de quoi révulser les pauvres couillons qui ont travaillé à l’élection de Macron. Pendant toute la campagne des présidentielles, Sylvia Pinel était aux abris, se gardant bien de parler, de sortir, de se mouiller un instant. Il est vrai que dans l’ombre, à Paris, à Lyon, ailleurs, ses amis travaillaient pour elle. Au premier rang , Jean Michel Baylet aidé de son compère désormais ministre, le sénateur PRG Jacques Mézard.

Travail efficace. La dame a raflé la mise, au grand dam des militants d’En Marche qui après un moment de sidération ont tenté de réagir, de protester, d’expliquer aux cénacles parisiens qu’il y avait meilleure image du renouvellement à trouver en Tarn et Garonne. En vain !

Mais ce qui est encore plus choquant dans cette péripétie, c’est la surdité d’En Marche, son absence de démocratie interne qui le conduit à nier toute intelligence politique à ses militants de terrain. A les prendre pour quantité négligeable, tout juste bons à coller des affiches et à tracter ! Pas sûr qu’en Tarn et Garonne le mouvement n’y laisse pas des plumes. J’en connais plus d’un sur le point de rendre son tablier !