Chacun chez soi, Astruc pour tous

Un nouveau parti est né. Il s’appelle « Mobilisés pour le Tarn et Garonne » On aura compris, dès le titre, que l’entreprise n’est pas mondialiste et qu’elle ne veut pas s’embarrasser d’étiquettes politiques nationales. Donc officiellement ni à gauche, ni à droite ! L’annonce a eu lieu mercredi soir à Moissac, dans une salle trop petite pour accueillir un public nombreux venu là sur invitations, écouter sans broncher les élus du département. Ceux de la majorité, le G16 rien que ça, 15 conseillers qui avec Christian Astruc président depuis 2015 aux destinées du Tarn et Garonne.

En deux heures de temps l’affaire était pliée. Les statuts adoptés, et aussitôt corrigés par des votes à mains levées, pour permettre à une quarantaine de postulants – ce qui n’était pas prévu-  de faire leur entrée dans le conseil d’administration du mouvement. Si ce n’était une forte majorité de têtes chenues, on se serait cru pour un peu dans une AG étudiante où l’on prend un peu trop facilement ses aises avec la démocratie.  Beaucoup d’élus de petites communes et une belle brochette de directeurs d’administration et de chefs d’entreprises vont donc aux côtés du fameux  G16 constituer le cœur battant de la machine. En fait, c’est le bureau, dont on ne sait rien encore, qui tiendra les rênes de l’attelage. Mais on a bien compris, que Pierre Mardegan, directeur du SAMU 82, vice-président du Conseil départemental et candidat malheureux à Montauban de « La République en marche » aux dernières législatives en serait une des figures de proue.

L’observateur pressé risque de voir dans ces « Mobilisés » (à ne pas confondre avec les « Motivés ») un avatar du macronisme. Que nenni ! Macron n’est pas leur tasse de thé en témoignent les motions votées par l’assemblée départementale. Le G16 a, en fait, un double objectif : prendre Montauban à Brigitte Barèges, l’imprévisible maire LR. Et fortifier ses positions face à JM. Baylet soupçonné, non sans quelques raisons, de nourrir de noirs desseins de reconquête. Et c’est bien là le principal (comme disent les banquiers) de leur démarche. Se soutenir, faire la tortue, chacun protégeant ainsi le flanc de l’autre. La méthode a fait ses preuves. Qui aurait dit que cette majorité hétéroclite, faite de LR en rupture d’orthodoxie, d’UDI en déshérence, de radicaux travaillés par Œdipe et de quelques non inscrits allait résister aux coups du temps et des opposants ? Qui aurait parié sur sa solidité ?

Les Mobilisés ne sont pas des Marcheurs. Ils sont assis. Assis sur leur siège qu’ils entendent bien conserver lors des prochaines municipales. Pour les projets, on verra plus tard. Chacun chez soi, et Astruc pour tous ! C’est bien ce que raconte le préambule des statuts qui énumère les valeurs du parti : « proximité, solidarité, équité, transmission, responsabilité ». Et juré, craché, toutes et tous réunis, c’est écrit, ne font pas de « la politique politicienne », n’en ont jamais fait bien sûr. Ils ont les pieds dans la glaise et la tête dans le réel. Du coup pas d’envolée, pas de promesses de lendemains qui chantent (il est vrai que ce n’est plus de saison, même chez les Insoumis). Le boss a servi, le même que pour le vote du budget du département, un discours en forme de bilan, taclant au passage la Loi NOtre (qui donne aux communautés de communes un rôle prééminent) et se félicitant, en cette période de vaches maigres, de n’avoir pas augmenté les impôts tout en diminuant la dette.

Décidément, ce Tarn et Garonne ne fera jamais rien comme les autres. Voilà qu’il réinvente le parti des notables et veut y enrôler les citoyens. Pas sûr que le débat politique va y gagner en clarté ! Pas sûr que le département va y trouver le sang neuf et les idées nouvelles qui lui font si cruellement défaut! Le renouvellement de la vie publique, l’audace, l’innovation dans nos territoires ont besoin de nouveaux espaces de débats, de nouvelles propositions politiques. Le Tarn et Garonne ne peut pas être réduit à un village gaulois, assiégé par des forces hostiles. A l’heure des interdépendances, des destins solidaires, il faut en finir avec ce discours du repli identitaire. Et aller de l’avant!

Le 82 reprend des couleurs

En Tarn et Garonne, la croissance est de retour. Si l’on en croit la note de conjoncture de la Chambre de commerce et d’industrie, les affaires reprennent dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Les carnets de commande se remplissent et le chômage commence sa décrue : moins deux pour cent sur un mois. Bonnes, très bonnes nouvelles qu’il faut cependant prendre avec précautions. D’abord parce que ces résultats demandent à être confirmés, on le sait bien, une hirondelle ne fait pas le printemps ! Ensuite parce que tous les voyants ne sont pas passés au vert dans le département. Ainsi en est-il de l’hôtellerie et du commerce qui certes pour des raisons diverses, n’ont pas encore sorti la tête hors de l’eau.

Les commerces, les boutiques devrait-on dire sans nuance péjorative, souffrent un peu partout dans les villes petites et moyennes. Victimes des grandes surfaces ! Le centre étouffé par la périphérie ! Dans cette nouvelle géographie, la consommation de masse y a trouvé son compte : produits bons marchés, à portée de voiture grâce à ces parkings géants dont la laideur le dispute aux nuisances environnementales. Du coup, l’opération « cœur de ville » lancée par le gouvernement, veut aider à la renaissance des centres urbains. Mais Moissac, on l’a dit ici, n’a pas été retenue, son dossier n’a pas été jugé convaincant.

L’hôtellerie, c’est encore autre chose. Disons tout de suite qu’elle est souvent vieille, que parfois elle ne satisfait pas aux normes en vigueur, qu’elle est peu engageante et chère. Elle n’a pas su se renouveler, alors que sont arrivés sur le marché de nouveaux produits qui répondent beaucoup mieux à la demande familiale. Les chambres d’hôtes ont depuis quelques années, creusé leur sillon. On en trouve partout, dans les villes comme dans les campagnes où elles ont été fortement soutenues par les organismes socio-professionnels. Et puis est apparu RBNB. Un des porte-drapeaux de la nouvelle économie numérique qui permet à tout un chacun disposant d’un appartement, d’une maison inoccupés, de louer pour une nuit ou pour une semaine. Le paradoxe, c’est que dans ce département où l’on évoque volontiers la fracture numérique, on a vu fleurir les propositions et prospérer ce type d’activité, au détriment bien entendu de l’hôtellerie traditionnelle.

 

Lycée agricole: et la suite?

Lors du dernier conseil municipal, les élus, unanimes s’étaient engagés à signer un voeu (c’est comme ça qu’on dit dans une instance représentative) pour demander le maintien à Moissac du LEPAH (cliquez ici). Le maire devait nous proposer un texte. On l’attend encore! Certes, on peut patienter, mais pas trop! Il faut savoir comme dit le proverbe, battre le fer quand il est chaud.

Mais si sur la question la mairie connait un petit coup de mou (ça lui arrive plus qu’à son tour), on peut toujours mettre la main à la plume. Tout bien considéré, c’est peut-être ce que nous allons devoir faire!

Que des bonnes intentions!

Il faut sauver le LPAH, le Lycée professionnel agricole et horticole de Moissac, menacé de fermeture au profit de Montauban où seraient regroupées les différentes sections de formation. Rien de précis pour l’instant, mais un bruit persistant et inquiétant.

Voilà plusieurs années, depuis 2014 tout du moins, que l’on s’interroge sur la pérennité de cet établissement pourtant indispensable à notre territoire. Alerté par les représentants du personnel et sans réponse précise de l’administration malgré les propos rassurants du ministre de l’agriculture, le maire a demandé
au Conseil municipal de manifester son attachement à ce LPAH. Dans un premier temps, une motion que les élus, unanimes se sont engagés à parapher, sera envoyée aux ministères concernés. Nous demandons en effet que cet établissement qui accueille 120 élèves demeure à Moissac, avec le maintien de la section ULIS (unités localisées pour l’insertion scolaire) qui permet aux handicapés d’accéder aux métiers de l’agriculture. Nous demandons aussi la mise en place d’une nouvelle formation, bac pro, débouchant sur des postes de chefs de cultures, si nécessaires à la bonne tenue de nos exploitations arboricoles.

Alors que le lycée d’enseignement général, François Mitterrand se voit interdit d’ouvrir de nouvelles sections, la perte de ce LPAH serait pour Moissac un très mauvais coup dans un territoire dont l’activité principale est l’agriculture et où de très nombreux jeunes sont en recherche d’un emploi.

Maison de services au public

A part ça, ce conseil municipal extraordinaire a approuvé la création d’une maison de services au public. Une sorte de guichet unique où les citoyens déroutés par les procédures administratives, ou ne disposant pas des moyens numériques, pourront trouver conseils et coups de main. Le CCAS  s’installera à la Maison de l’emploi et de la solidarité, où avec ses partenaires, MAJ notamment, il répondra à une demande paradoxalement croissante sur le territoire.

Total solar

Voilà une entreprise de la région parisienne qui cherche à s’installer dans le Sud-Ouest. La mairie lui a proposé quatorze hectares au lieu-dit « Belle ile » où elle pourrait monter une centrale photovoltaïque, une véritable ferme solaire. On n’en est encore qu’aux lettres d’intention, mais le projet est alléchant, moins pour ce qu’il pourrait rapporter à la commune, un peu moins de 40 000 euros de loyer annuel, que pour les perspectives qu’il dessine en matière de développement économique et de diversification. Seul hic dans cette affaire : Total solar a trois ans pour se déterminer -période d’exclusivité- trois ans pendant lesquels, il procédera à toutes les études qu’il souhaite, sans payer un centime de loyer à la commune de Moissac.

Big brother

Il faudra bientôt badger au stade du Sarlac, au Centre culturel ou à l’entrée de l’école Chabrié. La mairie veut contrôler les allées et venues pour éviter les dégradations ou en trouver les coupables. Mais ce projet dont on peut comprendre les préoccupations, pourrait bien s’avérer une forme pernicieuse de contrôle social, d’autant qu’en l’état, il est particulièrement flou. Pourtant, il paraît que la mairie dispose d’une étude dont elle n’a pas voulu nous révéler la teneur. Précision : les auteurs du rapport sont ceux qui ont vendu à la ville le système de caméras vidéos. C’est rassurant n’est-ce pas ?

 

 

 

Nuit debout

C’était long comme un jour sans pain. Brouillon comme une querelle de marchands de tapis. Ennuyeux ! Vautré dans mon canapé, j’ai du résister beaucoup pour ne pas succomber à la tentation de la zapette, fuir BFM, abandonner Bourdin et Plenel à leur numéro de faux duettistes. Drôle d’attelage d’ailleurs que ces deux journalistes qui à trop vouloir faire de l’anti TF1 ont plombé ces deux heures et demie d’émission avec une sorte d’adaptation télé des fameuses et éphémères « nuits debout ».

Que retiendrons-nous de ces échanges à couteaux tirés où les insinuations le disputaient à l’invective, où le jésuitisme militant d’un Plenel peinait à s’imposer aux côtés d’un Bourdin champion de la question bourrin ? Pas grand-chose, sinon que Macron a mis beaucoup d’énergie et perdu beaucoup de temps à déminer les interventions de ses interlocuteurs, acharnés à lui faire perdre le fil de son propos. Comme si comptait peu la réponse, mais plutôt le moment où il trébucherait, s’emporterait, deviendrait professoral, arrogant, et que sais-je encore. Nous étions revenus aux débats de la campagne électorale ! Nos deux journalistes sans cravate, nouvelle manière probablement de jouer au sans culotte, ont poussé l’exercice aux limites du genre face à ce Président imprudemment descendu dans cette arène médiatique. Que venait-il y chercher ? Mystère!

Au final, pas beaucoup d’informations nouvelles depuis l’entretien avec J. P. Pernaud. Si ce n’est qu’E. Macron est tout de même parvenu à mettre en perspective les réformes en cours comme devant s’articuler avec celles à venir. C’est cette cohérence, ce cap que le président s’est attaché à expliquer. On notera aussi dans son discours une attention insistante aux problèmes des classes populaires, aux questions de justice sociale, du grand âge, de l’hôpital pour lesquels sont annoncés des mesures et des investissements. Mais les opposants, les déçus de tous poils et peut-être même certains macronistes s’agaceront que ce Président s’obstine sur la suppression de l’ISF, sans contrôle ni contrepartie. Ne voit-il pas que cette mesure, en grande partie symbolique, pourrait, pourquoi pas,  le remettre au centre du jeu : et de droite et de gauche !

 

 

Délinquance en hausse

Pas bons du tout les chiffres de la délinquance à Moissac ! En hausse de 8,22% en 2017,  si l’on en croit les statistiques de la gendarmerie. Atteintes aux biens, infractions économiques, violences intrafamiliales, tapages nocturnes, chacun en prend pour son grade.

Ce tableau est révélateur de la situation de notre ville dont la paupérisation saute aux yeux de tout un chacun. Les infractions économiques qui augmentent à proportion sont la conséquence de ces difficultés autant que le résultat du travail des services spécialisés. Les violences au sein des familles jettent une lumière crue sur l’état d’une partie de la population, désocialisée et en grande précarité psychologique.

Par ailleurs la délinquance de rue, tout aussi imprévisible que diffuse explique les chiffres correspondant aux atteintes aux biens, ainsi qu’aux vols à la roulotte. Cette progression est inquiétante au point de conduire la gendarmerie à lancer un cri d’alarme pour inciter les automobilistes à la vigilance.

Lors du dernier conseil municipal, nous avions interrogé l’adjoint en charge de la sécurité. Il s’était réjoui de la baisse importante des cambriolages sur la ville (moins 16,60%) se gardant bien d’évoquer tous les autres méfaits et incivilités. Or, Moissac dispose aujourd’hui d’une police municipale dotée de moyens conséquents en personnels et matériels. La ville a installé un parc de caméras que la majorité de droite avait présenté comme la solution aux problèmes de délinquance. Force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Et pour cause ! Certains de ces appareils, trop vieux ne fonctionnent pas correctement. Les plus récents ne savent pas  envoyer les images sur le réseau auquel ils ne parviennent pas à se connecter. Bref, tout ne va pas pour le mieux dans ce petit univers orwellien, au point que la mairie est incapable de dire combien de problèmes ont pu être évités ou résolus depuis le déploiement de ce dispositif.

Ne nous méprenons pas et ne faisons pas d’angélisme. Il faut une réponse policière et judiciaire à la délinquance. Mais il faut aussi en amont un traitement économique et social des facteurs déclenchants. Alors que ces phénomènes qui indisposent fortement la population sont mouvants, que leurs auteurs savent s’adapter vite et bien, il faut faire évoluer au même rythme nos réponses, et nos stratégies. Un ami me racontait il y a quelques jours comment il s’était fait dérober quelques centaines d’euros alors qu’il était en train de retirer un peu d’argent à un distributeur automatique. Une opération sans violence, en douceur, conduite de main de maître par deux adolescentes qui n’avaient pas froid aux yeux !

Où est passée l’UNESCO?

 

Voilà le nouveau panneau que la mairie de Moissac veut mettre sur l’autoroute. Cherchez bien, il manque quelque chose! Il manque la mention UNESCO, l’UNESCO qui a inscrit le cloître et le tympan de l’abbatiale au patrimoine mondial de l’humanité au titre des quatre chemins de Saint Jacques de Compostelle. Des milliers de villes, de sites prestigieux font des pieds et des mains pour obtenir cette reconnaissance. Nous l’avons depuis 20 ans, au même titre que 71 autres monuments qui jalonnent ces parcours. Et voilà que pour de mesquines raisons financières, la mairie supprime la mention, prive la ville de cette formidable publicité reconnue par tous les touristes du monde. Etrangement bornée, la majorité n’a pas voulu entendre nos arguments. Qu’en pense donc le tout nouvel office du tourisme intercommunal? A-t-il eu voix au chapitre? On attend sa réaction. La nôtre est en tout cas sans appel: c’est pour rester polis une grosse bêtise. La précédente majorité avait obtenu de haute lutte le label « Moissac ville d’art et d’histoire ». Le département devait installer toute une signalétique, qui à ce jour demeure bien introuvable. Pourtant, le maire de Moissac est vice président du Conseil départemental, en charge du tourisme, donc en capacité d’agir. Mais comme soeur Anne, nous ne voyons rien venir, pas le moindre panneau à l’horizon de nos charmantes routes départementales.

Finalement, cette équipe municipale qui affiche volontiers sa vision saint sulpicienne du tourisme, peine à l’installer dans la modernité. A preuve, les difficultés,  attestées par plusieurs sources, à faire fonctionner harmonieusement, l’OTI et l’ancien comité du tourisme de Moissac. Ce dernier est même demeuré pendant plusieurs semaines aux abonnés absents, privé, pour d’obscures raisons techniques selon le maire, de son unique ligne de téléphone. Clochemerle sur Tarn! Voilà en tout cas une des plus mauvaises manières d’aborder la saison touristique!

Le rabot

Plusieurs délibérations de ce conseil municipal portaient sur les subventions aux associations. L’enveloppe globale qui leur est consacrée est cette année encore en diminution. On le savait. Du coup, les associations vont encaisser un nouveau coup de rabot. Certaines plus que d’autres. Deux cas nous interrogent. La Bobine d’abord.  Elle a perdu en 3 ans, 50% de sa subvention de fonctionnement. La Bobine c’est le cinéma d’art et d’essais. C’est la possibilité de voir à Moissac, dans

l’unique cinéma de Moissac, des films d’auteurs, d’échapper à la dictature des blockbusters. C’est aussi un des outils pour développer l’attractivité de la ville, qui en a bien besoin. Firmin Bouisset ensuite. L’association pour la création d’un musée ne touchera pas cette année un centime de la mairie. Raison invoquée par les élues à la culture, elle a de l’argent en caisse et le règlement étant le règlement – ça sent son adjudant chef – elle n’a pas besoin de subventions. C’est oublier un peu vite que cet argent provient en grande partie des expositions vendues à d’autres villes par l’association et que  pour constituer un fond, il faut acheter des oeuvres et donc disposer d’un peu de trésorerie
afin de pouvoir réagir lorsqu’elles sont mises sur le marché. En fait, la majorité se moque comme d’une guigne de Firmin Bouisset. Elle refuse d’admettre que dans l’offre touristique et culturelle de la ville, un Centre consacré à ce génial affichiste renforcerait son attractivité et sa notoriété.

Rideau

Parlons encore d’attractivité, avec le coeur de ville. L’adjoint au commerce est incapable de dire combien d’enseignes ont fermé depuis le début du mandat. Les Moissagais, eux,  en ont une idée claire. La ville dépérit. Et la majorité n’est même pas capable de prendre au vol les trains qui passent (clin d’oeil SNCF). Comme nous l’écrivions plus bas (cliquez ici), Moissac n’a pas été retenue parmi les 122 petites et moyennes villes de France pour bénéficier du plan « coeur de ville » lancé par le gouvernement. « Notre dossier était bon, complet et remis à temps » tente d’expliquer le maire. Son adjointe aux affaires sociales est plus nuancée: « On a travaillé dans la précipitation, la DDT (direction départementale des territoires) qui a fait suivre le dossier nous a obligé à le présenter avec Castelsarrasin ». Aberrant! Incroyable! Et sagement, la mairie s’est exécutée! Oui, c’est encore une occasion ratée et l’histoire ne repassera pas les plats, quoiqu’en dise le maire!

On a aussi parlé de l’école de Mathaly (cliquez ici) qui perdra une classe à la rentré prochaine. Le maire se veut confiant:  « Il y aura en septembre un nouveau comptage des enfants. Tout espoir n’est pas perdu » L’espoir fait vivre dit-on. Heureusement du côté de François Mitterrand, le lycée, on travaille ce qui permet d’afficher d’excellents résultats au bac. L’agrandissement? « C’est un serpent de mer » concède le maire. On en parle depuis 2014! Pendant ce temps d’autres lycées ouvrent de nouvelles sections. Pauvres de nous! Un mot encore pour les plaisanciers et les amoureux du port (cliquez ici). Le maire promet 25000 euros pour assurer la rénovation « progressive » des quais. Espérons que les travaux ne dureront pas jusqu’à la Saint Glinglin.

PS: Bonne nouvelle tout de même: Moissac conserve le label Grand Site. le Conseil régional d’Occitanie devrait officialiser le 13 avril prochain la nomination de notre ville!