Pantalonnade moissagaise


Ils n’ont pas voulu attendre que le Conseil municipal se prononce et ont donc décidé de démissionner de leurs fonctions d’adjoints,  alors qu’il y a peu,  ils prétendaient rester à leur poste pour, disaient-ils,  ne pas ouvrir une crise au sein de la mairie,   Voilà donc les deux conseillers généraux qui tentent une fois encore de se donner le beau rôle dans une pantalonnade qui risque de ne pas amuser très longtemps les Moissagais

Rappel des épisodes précédents. Pour bien marquer leur différence, et engager le processus de rupture avec le maire, les deux conseillers généraux tapent publiquement et à bras raccourcis sur un budget que finalement ils ont voté. La majorité des élus de Moissac s’interroge alors sur la cohérence d’une telle attitude et certains demandent leur démission, voire le retrait de leurs délégations. S’en suit dans la Dépêche, le journal officiel du Tarn et Garonne, une série de papiers, tous plus radicaux les uns que les autres, dénonçant la gestion du maire, ses choix et au final son budget. Rappelons qu’à l’époque et pendant tout le mandat, l’un deux en était officiellement en charge. Puis vint la profession de foi du candidat à la mairie de Moissac. La situation devenait ubuesque. Deux des principaux adjoints au maire s’en prenaient une nouvelle fois à lui et à sa gestion. Il a vu rouge. Il a tranché. Par arrêté, comme la loi lui en donne  les pouvoirs, il a retiré aux deux Conseillers généraux leurs délégations, aux entreprises pour l’un, aux finances pour l’autre.

Fin octobre, le Conseil municipal devait se prononcer sur leur maintien dans la fonction d’adjoint. Ils ont compris un peu tard que les carottes étaient cuites et plutôt que de risquer une nouvelle défaite, ils ont préféré battre en retraite. Au moins les choses sont claires.

Il faut dire que ce début de mois est difficile pour le Château. Vendredi dernier, la majorité des Conseillers généraux a rejeté le découpage cantonal, concocté par le préfet et présenté par Jean Michel Baylet. Un vote qui sanctionne un travail bâclé et par trop favorable à la majorité radicale. Une première depuis longtemps car les occasions sont rares de voir JMB mis en minorité au Conseil général.

 

Une réflexion sur “Pantalonnade moissagaise

  1. Ça y est ! Pierre Guillamat, l’adjoint radical « de gauche » de Jean-Paul Nunzi, maire socialiste de Moissac, a déclaré sa candidature dans un communiqué publié le 28 septembre par la Dépêche du Midi, le journal de Jean-Michel Baylet également président du conseil général du Tarn-et-Garonne et patron des radicaux. Dans cette tribune complaisamment offerte, il tire à boulets rouges sur le maire sortant et l’équipe qui lui est restée fidèle, stigmatisant le pouvoir solitaire du maire, ses choix en matière d’investissements, de dépenses en matière de communication et de culture et sa prétendue ignorance de supposés problèmes de sécurité. C’est vrai que Moissac en connaît, ni plus et même plutôt moins qu’ailleurs. Mais introduire le sentiment d’insécurité dans ce début de campagne marque, sans aucun doute, les frontières vers lesquelles lorgnent les radicaux « de gauche » et leur intention de ratisser les plate-bandes de l’extrême droite.
    Querelle de chiffres
    Dans un nouveau communiqué -publié par la Dépêche le 3 octobre, P. Guillamat s’étonne que le maire ait retiré la délégation aux adjoints radicaux dissidents, et enfonce le clou au sujet des investissements en cours (réalisés « subitement, avec frénésie ») qui sont pour eux [les ex-alliés radicaux] « une erreur, des dépenses sans commune mesure pour les finances de Moissac », en citant le chiffre de 2 millions d’euros. Chacun sait qu’aucun maire, aussi despotique soit-il, ne peut engager sa commune sans un vote de son conseil municipal. Les radicaux avaient tout voté, toujours. Jusqu’à l’approche des élections. Et alors, ces deux millions ? C’est le coût global de l’opération envisagée, hors subventions (État, Région, Département). En fait, il reste 725 000 € à la charge de la commune, soit 17 % de ses investissements. Ce qui est une charge exactement compatible avec les capacités de la ville. Est-ce les respecter que de jeter du mensonge à la face des électeurs ? Calomniez, dit l’adage, il en restera toujours quelque chose. Pour le moment, il n’en reste que le ridicule pour les auteurs de cette supercherie fallacieuse et navrante.
    Le bouchon un peu loin
    « Nous avons ainsi découvert, depuis quelques mois, des dérives qui s’avèrent être des entorses à une gestion orthodoxe des finances d’une ville ». Cette insinuation des radicaux « de gauche » frise la diffamation, notamment à l’égard de l’adjoint aux finances, le radical « de gauche » Pierre Guillamat. Responsable de la préparation du budget, de sa présentation devant l’assemblée des élus municipaux, et titulaire de son droit de vote, il aurait donc été silencieux sur des « dérives », des « entorses » à une « gestion orthodoxe ». Bien sûr, il n’en est rien. Le budget est préparé par les services communaux, sur instructions du maire et de l’adjoint aux finances qui le présente à l’assemblée délibérative. Tout est correct et dans les clous. P. Guillamat n’est sûrement pas malhonnête. Il est seulement incompétent. Attendons  : « Le moment venu, si nécessaire, nous en donnerons le détail sur divers budgets de communication et de la culture entr’autre (sic)». Attendons ce détail promis (si nécessaire) qui indiquera aux électeurs dans quels domaines l’étourdi adjoint aux finances P. Guillamat s’est fait rouler dans la farine.
    Allô, le Front National ?
    Revenons sur les frontières et les plates-bandes de l’extrême droite. Si, dans sa déclaration du 28 septembre, le P.R.G., par la voix de P. Guillamat, exclut toute alliance avec le Front National, les précisions apportées le 3 octobre éclairent d’une couleur crasseuse les intentions réelles du candidat : « à l’avenir des économies substantielles pourront être réalisées sur ces budgets de la culture et de la communication ». Tiens, haro sur la culture ? Et encore, dans une déclaration publique : « «Je mettrai tout en œuvre pour freiner l’arrivée de nouveaux immigrés à Moissac : un quota limitera les certificats d’hébergement de trois mois, une vigilance extrême s’exercera sur les regroupements familiaux ». Quotas d’immigrés? Tout cela sent mauvais. L’article 2 des statuts du P.R.G. le définit comme un parti « de gauche réformiste, humaniste et laïque qui propose une vision spécifique de l’organisation sociale fondée sur la primauté de l’individu » .
    Est-ce bien compatible ?
    Autre affaire de chiffres
    Si le postulant s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux en 2014 et 2015, il n’hésite pas à promettre «de consacrer d’importants moyens humains, donc financiers» à sa politique. « Vous serez surpris par mes initiatives dotées des moyens les plus forts ». Financés sur la réduction des dépenses de communication et de culture, peut-être ? L’adjoint aux finances n’a pas fait ses comptes. Pas plus que lorsqu’il exerçait ses fonctions, puisque, selon son propre aveu, « des dérives et des entorses » se sont produites à son nez et à sa barbe.
    Trahison, incompétence, mensonges … Moissac ne mérite pas ça.

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