Tranquillité et vivre ensemble à Moissac


Les statistiques sont têtues, mais les faits peuvent être cruels. Oui la délinquance, foi de gendarmes, baisse… pour ce qui concerne les agressions sur les personnes, et aussi dans le domaine des escroqueries. Mais les cambriolages augmentent, fortement, et Moissac qui vient de connaître une série noire, s’interroge et s’inquiète.
Il faut rassurer les Moissagais, leur dire qu’ils peuvent vivre tranquilles dans leur ville, dormir tranquilles dans leur ville. Mais pour cela, il faut prendre les mesures nécessaires pour empêcher ces intrusions, dans les boutiques, dans les appartements, intrusions que certains vivent presque comme un viol.
Nous avons dans la zone de Moissac 33 gendarmes pour 27 communes représentant 30000 habitants. A peine un gendarme par commune… Autant dire que certains jours il n’y a personne. Et que les demandes réitérées du maire pour une augmentation des effectifs de la brigade sont toujours restées lettre morte.
Nous avons sur Moissac 11 policiers municipaux, qui font à peu près tout : des rondes, la gestion des marchés, les sorties d’école, la chasse aux animaux errants et même le portage de courriers. Leurs journées ne sont pas extensibles, et il leur est difficile d’être partout et tout le temps.
La première urgence, c’est de les recentrer sur leur coeur de métier, les rendre disponibles pour faire des rondes, y compris tard le soir, pour faire de l’îlotage, pour repérer les trafics; bref il faut leur demander d’être des policiers à part entière au sein d’un dispositif global de sécurité qu’il convient peut être de repenser.
La deuxième urgence, c’est de renforcer les effectifs. dans la limite des moyens de la commune bien sûr. Mais on voit bien qu’aujourd’hui, devant la montée de la misère et l’arrivée de populations toujours plus dé-socialisées, on ne peut se contenter de demi mesures.
La troisième urgence, elle est préventive. En amont, avant que n’éclatent les problèmes. Il faut renforcer l’accompagnement social, mieux organiser les aides, mieux encadrer les groupes, et les familles en déshérence. Mais il faut aussi mobiliser toutes celles et tous ceux qui ont un brin d’influence, un peu d’autorité morale auprès de ces populations. Il faut encore combattre, par tous les moyens, ce qu’il est convenu d’appeler les incivilités, ne rien admettre, ne rien excuser. Le vivre ensemble commence par ça!
Il y a à l’évidence une délinquance moissagaise, cantonale disons, une petite délinquance pour le moins. Mais il y a aussi une délinquance en bandes organisées, qui peut frapper à Montauban, voire à Toulouse et qui peut localement recruter, supplétifs et chefs d’équipes.
C’est pourquoi, il faut que la gendarmerie investisse plus fortement la zone urbaine et péri-urbaine. La campagne peut parfois être un terrain de chasse pour les délinquants, elle est rarement leur lieu de résidence. Petits malfrats, et autres monte-en-l’air savent bien qu’on s’y fait vite repérer.
La question de la tranquillité des habitants, de tous les habitants, la question de la sécurité ne sont pas des questions anodines. L’état doit protection à tous les citoyens, les collectivités territoriales sont appelées à lui prêter main forte. Mais au final, ces questions sont l’affaire de tous, préalable en ces temps de crise, à une solidarité nécessaire, à un vivre ensemble sur lequel les Républicains ne sauraient transiger.

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