L’intercommunalité est un combat


Le maire de Castelsarrasin persiste et signe. Pas d’intercommunalité avec Moissac et encore moins dans le cadre élargi fixé par le préfet. Pas content du tout Bernard Dagen, voilà qu’il fait voter une délibération l’autorisant à attaquer devant le tribunal administratif l’arrêté préfectoral. Si la démarche a peu de chances d’aboutir, elle risque fort, n’en était-ce pas le but,  de paralyser pour un bon moment encore cette intercommunalité née sous le mauvais signe, affligée d’un parrain bien mal disposé, sacrifiée aux intérêts de Jean Michel Baylet.

Mais peut-on quand tout vacille autour de nous, quand partout chacun cherche à rassembler ses forces, se payer le luxe de l’isolement, proclamer qu’en dehors de Castelsarrasin point de salut? Attitude totalement irresponsable, suicidaire à terme, dictée par l’apparente bonne santé du commerce Castelsarrasinois, si ce n’est par une aversion de plus en plus patente pour Moissac et sa population. Il est cependant de première importance de rappeler que premièrement, la situation économique est incertaine, que faute de pouvoir d’achat des franges entières de nos populations peuvent être amenées à arbitrer dans leurs dépenses; que deuxièmement les Moissagais font eux aussi vivre en partie  la zone commerciale de Castelsarrasin, prouvant s’il en était besoin, que les deux communes ont sort lié.

Dès lors, il faudra bien que Moissac et Castelsarrasin se mettent  autour de la table des négociations, pour fixer les règles d’une intercommunalité renouvelée, élargie, ouverte aux communes du bassin de vie. Il s’agit en fait de constituer à l’ouest du département un pôle d’équilibre, capable de contre-balancer la puissance montalbanaise, un pôle susceptible d’attirer entrepreneurs et commerçants. Mais pour cela, il faudra repenser la place de chacun des partenaires, grands ou petits, faire jouer les solidarités territoriales, et accepter cette idée simple : ensemble nous avons tout à gagner, seuls nous sommes condamnés au déclin. Les citoyens de Castelsarrasin et de Moissac l’ont compris depuis longtemps. Il doivent en mars prochain se donner les moyens d’imposer cette vision, en choisissant celles et ceux qui ont décidé de faire de l’intercommunalité leur combat. Celles et ceux qui savent que l’avenir de nos populations et de leurs territoires ne peut se construire à l’ombre de son arbre ou de son clocher!

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