Pour une Com-Com dynamique


Qui va présider la communauté de communes, Castelsarrasin, Moissac, Boudou, Lizac, Durfort, Montesquieu? Exit Dagen et son « tout pour Castel ». Les 34 conseillers communautaires vont devoir trouver la personnalité consensuelle, disponible et volontariste pour gouverner la nouvelle entité à laquelle il faudra tout de suite donner un nom.

La chose ne sera pas aisée, les représentations sont éclatées : 13 sièges pour Besiers, 2 pour Dagen, 11 pour Henryot, 2 pour Guillamat, 1 pour Nunzi, 1 pour Charles et un siège pour les quatre autres communes.

D’où la tentation à Castel comme à Moissac de trouver une personnalité de compromis, étrangère aux deux villes. Les contacts sont en cours, les maires se parlent et se demandent si celui de Boudou ou de Lizac ne pourrait pas faire l’affaire. D’autres y ont pensé.

Il faut en effet d’entrée de jeu afficher la couleur. Les électeurs ont clairement dit qu’ils voulaient une intercommunalité efficace, à la dimension du bassin de vie où les besoins sont immenses, dans les transports, les équipements collectifs (piscine, centre de loisirs), la formation, le développement économique… Rappelons que les zones de Barès et surtout Fleury sont en jachère, donc disponibles pour des implantations industrielles ou commerciales.

Tout est à faire, à commencer par la création d’une maison de l’intercommunalité, avec un personnel dédié. Il faudra ensuite définir les priorités et mutualiser au mieux les services et équipements. On sait que l’état, par le biais des dotations, veut encourager les coopérations intercommunales. Les élus commettraient une faute grave en différant encore les décisions, en s’abandonnant aux petits jeux politiciens.

Pour autant, cette nouvelle intercommunaiité, dont la vocation est de construire un pôle d’équilibre à l’ouest du département, doit s’affranchir de la tutelle du CG. Il ne doit pas lui imposer ses règles. A ce titre, la question de la caserne des pompiers constitue d’ores et déjà la pierre d’achoppement : si la communauté de communes peut fournir les terrains, il appartient, au Conseil général, comme le prévoit la loi, de construire les locaux et de pourvoir à leur fonctionnement. C’est dans une répartition bien comprise des compétences et obligations de chacun que pourra enfin prospérer une intercommunalité que les citoyens appellent de leurs voeux.

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