Faut-il pleurer, faut-il en rire…?


Pour paraphraser le poème, « font-ils envie ou bien pitié »? Je parle de la nouvelle majorité départementale, cette alliance totalement Tarn et Garonnaise entre une UMP conquérante et un ventre mou qui s’affiche comme « Indépendant » mais qui sait si bien prendre le vent’!

Envie, parce  que cette alliance de circonstance va désormais présider aux destinées du département, là où la gauche n’a pas globalement démérité. En fait, ce n’est pas réellement une gestion que les électeurs ont sanctionné, même si on peut, et on ne s’en est pas privé dans ces pages, regretter nombre de choix, se révolter aussi contre une politique qui a systématiquement privilégié certains territoires aux dépens des autres – Moissac en sait quelque chose!

C’est d’abord un homme et un système qui ont été rejetés. Un système à bout de course, fait de clientélisme autoritaire, de prébendes qui nourrissent les amitiés. Un homme aussi, qui a réduit ses partenaires politiques au piètre rôle de vassaux, qui n’a jamais su composer, laisser de l’oxygène aux autres et ce jusqu’au dernier moment de sa gloire. Un héritier en quelque sorte, propriétaire en ses terres. Un châtelain républicain qui avait mis tout son poids pour sauver auprès de François Hollande l’existence des départements. Rictus de l’histoire!

Avec la défaite de JM Baylet, la gauche Tarn et Garonnaise n’est pas orpheline d’un parrain, elle se trouve de fait confrontée à son destin. Et le parti socialiste, dont les électeurs de Midi Pyrénées ont prolongé un peu partout le bail, en particulier à Montauban où il a conservé deux cantons sur trois, est appelé à jouer tout son rôle dans cette recomposition. L’enjeu est de construire une alternative au pouvoir de la droite, rassemblant toutes celles et tous ceux qui entendent oeuvrer au renouveau du Tarn et Garonne. Il s’agit, au delà des mots, de faire vivre les valeurs d’une gauche décomplexée et moderne. Un nouvel espace s’ouvre, face à une droite sans projet, sans programme, mais sans gène.

Car les électeurs ne tarderont pas à découvrir la mystification. Ils voulaient du changement, du rajeunissement, une autre façon de faire de la politique. Ils risquent d’ être servis! Mais pas comme il l’espéraient. Tel Janus, le nouveau pouvoir installé « au Château » présente deux visages. Celui d’une droite passe muraille, pas idéologue pour deux sous, et qui porte le terroir en bandoulière.  Celui aussi d’une droite dure, autour de Brigitte Barèges, la maire de Montauban qui, pour arracher la victoire, a décidé de la jouer modeste se mettant apparemment en retrait. En fait, en embuscade! Forte de sa quatrième vice présidence, elle entend diriger la manoeuvre, et imposer ses choix. Car la dame de Montauban n’aime pas qu’on lui résiste. Elle l’a prouvé à maintes reprises, parfois au risque de s’attirer des ennuis judiciaires.

Sans programme autre que les habituelles incantations, cette droite  annonce des jours sans gloire pour notre département.  On verra d’ailleurs combien de temps tiendra cet attelage de circonstance, entre UMP et pseudo « Indépendants »réunis sur un seul objectif : faire tomber Baylet. Le TSB, « tout sauf Baylet » ne tient qu’une élection. Les choses sérieuses commencent. La gauche doit être au rendez-vous, sur le terrain, dans les collectivités, pour préparer les prochaines échéances, pour préparer demain.

 

 

 

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