En Quercy, les Britanniques digèrent mal le Brexit


Affluence record à la mairie de Lauzerte, une petite centaine de Britanniques avait répondu samedi 30 juillet à l’invitation du PS de Tarn et Garonne.

Cette rencontre placée sous le signe de l’amitié et de la convivialité, a permis de prendre le pouls des sujets de sa majesté, résidents en France, en particulier dans ce Quercy qui à bien des égards leur est familier. FullSizeRenderC’était une première à laquelle s’était associée la mairie de Lauzerte. Valérie Rabault, patronne des socialistes tarn-et-garonnais, par ailleurs députée et rapporteur du budget à l’Assemblée nationale était de la partie, pour le plus grand bonheur d’un public avide d’explications et souvent inquiet pour son avenir.

Car nos amis britanniques aiment la France et angoissent à l’idée de devoir un jour la quitter. Nombreux sont ceux qui ont pris racine dans nos contrées, en apprécient la qualité de vie, mais aussi les avantages sociaux. Au premier rang de leurs préoccupations, la santé.  Il est en effet bien plus facile et beaucoup moins cher de se faire soigner dans l’héxagone. La baisse de la livre et les conséquences sur leur pouvoir d’achat, la baisse de l’immobilier dans nos régions, les inquiètent tout autant. Comment dans ces conditions imaginer un retour au pays? Certains envisagent dès lors de prendre la nationalité française. Mais pour l’obtenir, il faut satisfaire à certaines conditions, entre autres, parler le français. Et force est de constater que dans ce domaine, il y a beaucoup de chemin à faire. Rares en effet sont les Britanniques qui le pratiquent. Habitués à vivre entre eux, disposant de réseaux efficaces,      forts d’une langue qu’ils estiment universelle, ils n’ont pas vu l’intérêt de connaître la nôtre. Ils le regrettent aujourd’hui et nombre d’entre eux envisagent désormais une formation accélérée dans ce domaine.

Bien sûr, nous étions là aussi pour leur donner des réponses et qui sait un peu d’espoir. Valérie Rabault, dans un anglais impeccable, a dressé un état des lieux, n’omettant pas de rappeler que la sortie de l’Europe, c’est aussi pour la Grande Bretagne, la fin de Londres en tant que place financière pour l’Euro. Mais elle a surtout expliqué que la situation actuelle pouvait durer, durer longtemps. La première ministre britannique doit en effet pour mettre en route le Brexit, faire valoir l’article 50 du traité qui lie l’Europe à la Grande Bretagne. Thérèsa May peut le faire tout de suite, mais elle peut aussi décider de faire durer le plaisir et donc de prolonger le statut quo. Elle a les cartes en main et l’on peut facilement imaginer que ce sera l’objet à Bruxelles d’âpres négociations.

Il faisait chaud à Lauzerte et les rafraîchissements furent après deux heures d’échanges intenses, les bienvenus. La cour intérieure de la mairie offrit opportunément un havre reposant. L’occasion d’imaginer une suite à cette première rencontre que chacune et chacun, ce samedi, appelait de ses voeux. Il y a là, c’est certain, un sujet qui dépasse largement les relations de bon voisinage. Il touche à la culture et à l’économie. Le département aurait grand tort de s’en désintéresser.

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