Terres des confluences: la continuité!


La photo parle d’elle-même. La communauté de communes s’est offerte une gouvernance qui témoigne d’une seule et unique volonté : ne fâcher personne, et surtout ne rien bousculer. Pour le bien commun nous opposera-t-on!  52 des 53 conseillers communautaires, il manquait celui du Front national, avaient rendez-vous Salle Jules Fromage à Saint Nicolas de la Grave. Objectif : élire un président et 12 vice-présidents en charge du pilotage de la nouvelle structure. Terres des Confluences regroupe en effet depuis le 1° janvier l’ancienne Terre de confluence (6 communes) et la communauté de Sère-Garonne-Gimone à laquelle il a été ajouté Saint Porquier et la Ville-dieu-du temple. Au total 22 communes, près de 40000 habitants.img_3958

Pas de surprise, on l’a écrit ici même, les choses avaient été négociées bien en amont, Bernard Garguy, ancien président et maire de Lizac a été reconduit dans ses fonctions. 50 voix pour, 2 bulletins blancs. Pas de surprise non plus, Castelsarrasin et Moissac héritent des deux premières vice-présidences.  Jean Philippe Béziers numéro un, est élu avec 44 voix, Jean Michel Henryot numéro deux avec 42 voix et 10 blancs. La mieux élue du groupe, c’est Annie Feau, maire de Montesquieu qui hérite de la 6° vie-présidence avec 48 voix et 4 blancs. La soirée s’est terminée tard car la loi oblige à un scrutin uninominal, secret et à trois tours. La soirée était fastidieuse car chacun en connaissait à l’avance le résultat. Ce qui pose d’ailleurs question sur cette démocratie arrangée, qui ne laisse possible aucune ouverture et réduit les conseillers au rôle de caisse enregistreuse. Ces 5 présidentes et 7 présidents, vont prendre la tête de commissions dont on subhodore qu’elles seront construites sur mesure. Bref on voit vite les limites du système, incapable de trouver une place aux oppositions municipales, obligées là aussi à faire de la figuration intelligente. La gouvernance de la communauté  reproduit ainsi à l’identique la situation qui prévaut dans les communes. Et réduit du même coup, ses prétentions démocratiques!

La communauté de communes va avoir le même problème que la région Occitanie. Où réunir ses conseillers? Les salles des conseils municipaux, à Moissac comme à Castelsarrasin sont trop petites. Le président va donc devoir se rabattre sur les salles des fêtes, improbables lieux de démocratie, où il est parfaitement impossible de débattre, d’échanger, de travailler dans des conditions normales. C’est le premier problème qu’aura à résoudre l’exécutif communautaire. L’autre problème est plus fondamental. A quoi rime cet empilement de structures? La loi NôTre annonçait simplification, efficacité et économies. Pour la simplification et les économies, on repassera. Pour l’efficacité, on demande à voir!

 

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