Moissac : le chouchou de l’état


La mairie qui dans une note interdit tout contact à ses agents avec « la presse ou les blogueurs » (sic) a bien du mal à communiquer avec les élus. A plusieurs reprises, au cours du dernier conseil, nous avons dû lui rappeler que pour se prononcer sur un projet, il faudrait que les élus disposent d’une présentation claire, plans, maquettes en 3D ou tout autre élément, qui permettent d’en visualiser l’importance.

Le réaménagement de L’ABBATIALE qui sera le plus gros chantier de la mandature, près de 5 millions d’euros, vise à augmenter la fréquentation du site. L’accueil sera reconfiguré, de nouvelles salles d’exposition ouvertes et des animations proposées à un public aujourd’hui très exigeant. Des plans, des maquettes auraient permis de mesurer l’ambition de ce projet. Nous n’avons eu droit qu’à quelques lignes et un tableau de financement, histoire d’autoriser le maire à partir à la chasse aux subventions.

Même problème avec l’aménagement de la RUE DE PARIS. Un chantier certes plus petit, 190000 euros estimés, mais qui aurait cependant mérité un éclairage plus précis. L’aménagement de la ville, son embellissement sont des facteurs de fierté pour les Moissagais et les élus. Il eut été plus respectueux de la représentation communale de ne pas la renvoyer à la lecture de la presse locale.

Les élus ont eu à se prononcer sur différentes initiatives concernant le CONTRAT DE VILLE. Il s’agit, rappelons le, d’une aide particulièrement importante de l’Etat, afin de permettre la requalification de certains quartiers (centre et Sarlac) et de soutenir les associations qui opèrent dans les domaines de la cohésion sociale, de la lutte contre les inégalités, voire du développement économique. Un emploi de chargé de mission a donc été créé pour coordonner chantiers et initiatives. La mairie a dégagé une enveloppe de 92000 euros pour financer quelque 24 projets. L’état donnera autant. Mais le plus surprenant dans cette affaire, c’est la faiblesse du chapitre « emploi et développement économique ». A peine 5 projets qui n’ont pas grand chose à voir avec l’activité économique. Les Moissagais n’auraient –ils pas d’idées ? Probablement pas ! Cette opération dont nous avons relaté sur ce site la mise en place a été mal préparée, mal expliquée, lancée in extremis avec des délais très courts. Pas étonnant dès lors qu’elle ne produise pas les résultats attendus. Dommage, car pour une fois, on ne pourra pas dire que cette indigence manifeste est la conséquence d’un manque de moyens. Jamais l’Etat ne s’est autant investi sur notre ville. C’est heureux ! Encore faut-il savoir saisir les occasions !

Pour l’OPAH, cela devrait le faire. L’opération actuelle qui vise à aider les propriétaires occupants ou les propriétaires bailleurs à améliorer leurs logements, se termine le 22 mars 2017. Depuis le début, en 2012, cette OPAH a permis de remettre en état 93 logements subventionnés pour un montant total de 815 000 euros et un coût global des travaux estimé à 2 millions 600 000 euros. C’est autant de retombées sur l’économie locale. Du coup, la mairie a décidé de prolonger jusqu’à la fin de l’année cette opération. Elle le peut. Elle y consacrera quelque 80 000 euros. Et si tout va bien, l’Etat, décidemment bon prince, va étudier avec la ville une nouvelle OPAH, dite RU pour « renouvellement urbain », plus adaptée aux problématiques de centre ville.

 

Soutien à Carole Delga

Les élus de Moissac, après ceux des Terres des confluences ont voté la motion suivante:

« Suite aux menaces de mort dont a fait l’objet la Présidente de la région Occitanie, le Conseil municipal de Moissac entend manifester sa profonde émotion. De tels comportements sont intolérables en démocratie. Les élus assurent Carole DELGA de leur entière solidarité »

Une réflexion sur “Moissac : le chouchou de l’état

  1. Aménager l’abbatiale est un beau projet de notre ancien maire, NUNZI. Que deviendra ce projet maintenant porté par une bande de copieurs d’idées? Une pâle copie à 5 millions d’euros. Ils ne sont décidemment pas au niveau. Et pourtant, quand on les croise dans la rue, ils sont fiers de leur non-travail. Ils ne sont ni inventifs, ni motivés. Et ce maire, qu’il est mou. Tout, sauf un chef

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s