Echos de campagne


Il faut s’y faire, la droite dure ou extrême boude le marché de Moissac. Chez Fillon on rase les murs. Chez Le Pen on pêche peut-être par excès de confiance. On verra. Du coup, on trouve toujours les mêmes que ce soit samedi ou dimanche. Les supporters de Hamon ont bien du mal à convaincre, voire à se convaincre. Chez Macron, la confiance est là, même si les volontaires pour aller au devant des électeurs sont un peu toujours les mêmes.

A vrai dire, on sent comme une lassitude qui gagne doucement les militants, comme les électeurs. Nombre d’entre eux n’en peuvent plus des rebondissements à répétition, du feuilleton des affaires Fillon. Même ceux qui pouvaient se réjouir des tracas du candidat de la droite dure, commencent à trouver lassant le feuilleton. Ils ne sont pas tous, les Moissagais comme les autres Français, des exégètes du programme, mais ils écoutent et regardent pour la plupart les grands médias audiovisuels. Ils attendent les débats, dont on a vu que celui de TF1, en dépit de ses faiblesses, pouvait faire le plein. Ils veulent voir les hommes et la femme, les entendre s’expliquer, juger par eux mêmes de leurs capacités à faire président ou présidente.

Nous sommes en effet dans la dernière ligne droite. Cela ne veut pas dire que le travail militant ne sert plus à rien, qu’il n’y a pas ici ou là des électeurs à convaincre. Les enquêtes d’opinion indiquent que 40% des français n’ont pas encore arrêté leur choix.  A cet égard, les meetings des candidats constituent quand ils sont réussis, comme Mélenchon ou Le Pen viennent encore d’en faire la démonstration, un bon moyen, relayés par les médias d’info continue, de peser sur l’électorat, de le faire progressivement basculer. Mais paradoxe, cette saturation de l’information politique par le bien des supports d’information, génère un ras-le-bol perceptible sur le marché. « Y en a marre » entendait-on ce matin. Mais marre de quoi? Des turpitudes de Fillon? De la classe politique jugée unanimement corrompue par certains? De la propagande et des militants qui tentent de « vendre » les programmes?

Décidément, la campagne 2017 ne ressemble à aucune autre! Et les électeurs sont encore à ce jour imprévisibles.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s