2020


La Dépêche est taquine. Jean Philippe Besiers, maire de Castelsarrasin en sait quelque chose lui qui n’a pas assez des réseaux sociaux pour démentir les « informations » publiées sur sa ville par le quotidien de Jean Michel Baylet.

Serait-ce le début de la campagne électorale pour les municipales dont on ne sait toujours pas si elles auront lieu en 2020 ou 2021 ? Ce n’est pas la première fois que la Dépêche se découvre une tendresse pour l’opposition Castelsarrasinoise. Jean Philippe Besiers n’est plus en cour au sein du clan Baylet qui lui reproche d’avoir œuvré à la défaite du « patron » lors des dernières élections départementales. Crime de lèse-majesté ! La rancune est un plat qui se mange froid !

Il faut dire que depuis quelques semaines, foi de Moissagais, un petit bonhomme a été aperçu le week-end dans les rues de Moissac. Guy Michel Empociello is back ! L’homme qui fit tomber Jean Paul Nunzi en organisant la dissidence radicale a reçu mission de Jean Michel Baylet : organiser tel un preux en croisade, la reconquête de Moissac, Castelsarrasin, Caussade et pourquoi pas Montauban, même si les relations Baylet-Barrèges (la maire LR) qui oscillent entre détestation et cynisme sans complexe n’ont pas fini de nous réserver des surprises.

Caussade est encore une autre histoire. Celle de François Bonhomme, fils de son père et jeune maire de droite, qui a pris en 2014 à J.M. Baylet son fauteuil de sénateur. Aie ! Et puis, il y a Moissac. La majorité de droite n’a pourtant pas à se plaindre du journal qui prend soin de l’épargner. Une telle mansuétude est curieuse, surtout quand on sait qui est à la manœuvre. G M. Empociello chercherait-il à ménager ainsi une partie de cette majorité, à esquisser de nouvelles alliances sans lesquelles les portes de la mairie resteraient fermées aux quelques radicaux du clan ? Il se dit qu’il est en quête d’une personnalité, qu’il aurait même fait des avances à l’un des fils Boyer, l’industriel du melon. Mais il n’est pas sûr que ce dernier soit tenté par l’aventure électorale.

en terre de manœuvres

Les grandes (petites ?) manœuvres ont donc commencé. Tout ça dans la perspective de 2020 qui devrait, si les calendriers ne sont pas chamboulés, être une super année électorale avec trois rendez-vous d’importance : les municipales bien sûr, mais aussi les sénatoriales, le siège de François Bonhomme (LR) sera renouvelable. Sans oublier les départementales. En 2015, Christian Astruc, sans étiquette, en délicatesse avec son ancien mentor, avait mis fin à 45 ans de règne sans partage de la famille Baylet (Evelyne et Jean Michel) sur le département. Le patron de la Dépêche, qui n’est pas homme à renoncer, n’a jamais abandonné l’idée de la reconquête, si ce n’est pour lui, pour sa famille (un de ses fils pourrait reprendre le flambeau) et pour son clan.

en terre inconnue

Pour autant rien n’est joué, car il reste plusieurs inconnues dans l’équation tarn-et-garonnaise. Quid de la gauche ? Quel poids auront les Insoumis de Mélenchon ? Feront-ils front commun avec un PS fantomatique qui espère encore un sursaut salvateur de son congrès de printemps ?

Quid surtout de la République en marche ? Le parti du président a besoin d’une assise locale. Il doit pour exister s’implanter au cœur des territoires. Apportera-t-il son soutien à la majorité départementale sortante dont Pierre Mardegan (candidat macroniste aux législatives de 2017) est un membre éminent ? La REM sera-t-elle en capacité de partir à l’assaut de Montauban, Caussade ou Moissac sous ses propres couleurs ? Est-elle disposée à nouer ici ou là des alliances avec la droite constructive ? Avec des socialistes tendance Valls ? Avec des radicaux ? Cette dernière hypothèse doit être considérée avec attention. On aura remarqué que sous la houlette de Sylvia Pinel, le nouveau parti radical, qui n’est plus de gauche mais demeure républicain, se garde bien d’entrer en opposition frontale avec Macron. Et on se souvient, qu’en dépit de ses promesses, la République en marche a laissé, lors des législatives de 2017, le champ libre à Sylvia Pinel sur la 2° circonscription du département. Cadeau !

On n’est donc pas à l’abri de nouvelles tambouilles, si ce n’est de nouvelles embrouilles car en Tarn-et-garonne, les positions idéologiques, les professions de foi, ne résistent pas longtemps au travail des réseaux, à l’entrelacs des relations personnelles faites de complicités et de détestations plus imprévisibles que le temps.

3 réflexions sur “2020

  1.  » C’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien.  » Sénèque
    car il est vrai en effet qu’ … » en Tarn-et-garonne, les positions idéologiques, les professions de foi, ne résistent pas longtemps au travail des réseaux, à l’entrelacs des relations personnelles faites de complicités et de détestations plus imprévisibles que le temps. « ( Avec le temps, va, tout s’ en va )…à suivre/ Fraternellement ou pas? VIVE 2018 OU PAS DONC? /C.M./

    J'aime

  2. Les batailles « rangée ou arrangées » vont commencer par média interposées. Les petits arrangements entre amis ou ennemis d’hier, mais tout est bon pour gagner. Dans tout cela qu’elle place reste t’il à la ville de Moissac, que fait on pour elle ? rien! tout n’est que manoeuvres politiques. Bien sûr il en faut, mais ce n’est pas cela à mon avis qui va sortir MOISSAC de sa morosité et de son endormissement.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.