Quand t’es dans le désert…(*)


Je suis prêt à prendre les paris : les déserts médicaux seront ici, en Tarn et Garonne, un des thèmes forts des prochaines campagnes des municipales et départementales. Ce dossier s’ajoute déjà à celui du CHIC. A Moissac, dans l’intercommunalité, on avait et on a toujours des craintes pour l’hôpital. Son avenir est en effet suspendu à plusieurs problèmes qui sont loin d’être réglés : le management que dénoncent les syndicats, les relations, dans le cadre du GHT (groupement hospitalier de territoire) vraiment compliquées avec Montauban, et… les difficultés de recrutement, chez les médecins comme chez les personnels soignants… (voir ici)  N’en jetons plus ! Jusque-là, le discours officiel, administration et majorité municipale réunies, c’était : « tout va bien, dire le contraire, c’est faire du tort à l’hôpital… » Comme si la politique de l’autruche allait régler les problèmes, par miracle !

Mais c’est de notoriété publique, l’hôpital peine à recruter. La médecine de ville, généraliste ou spécialisée, n’est pas mieux lotie. Voilà des mois que j’alerte dans ce blog et au cours des Conseils municipaux, sur ce problème, qui à en croire les Moissagais est une de leur préoccupation majeure. L’équipe municipale, maire en tête, reconnait, au détour des conversations, que la situation ne va pas en s’arrangeant. Elle vient, en s’exprimant dans la presse locale, d’en reconnaître la gravité.

Pour autant elle ne propose guère de solutions sur une question qui reconnaissons-le est pour une bonne part nationale. Certes, la com-com va construire une maison de santé à Saint Nicolas de la Grave. Mais elle est si peu assurée de l’efficacité du projet qu’elle conditionne le début des travaux à l’engagement écrit des professionnels de santé à s’y installer. Et elle a raison de prendre ses précautions! L’interview dans la Dépêche de la présidente tarn-et-garonnaise de l’ordre des médecins, révèle bien le corporatisme cadenassé d’une partie de la profession. En clair, il faut mieux payer les consultations, elle veut du « cash » (sic) mais refuse tout engagement, toute réflexion même,  comme si les médecins pouvaient s’exonérer de leur part de responsabilité dans l’apparition des déserts médicaux. Avec des partenaires de cette trempe, il faut bien l’admettre, il va être difficile d’avancer. Pour autant… il faudra bien ! Reste donc -une paille- à trouver les voies et moyens pour ouvrir nationalement et localement, la concertation!

(*) Titre d’une chanson de Jean Patrick Capdevieille

 

Une réflexion sur “Quand t’es dans le désert…(*)

  1. Effectivement en matière de soins, tout devient très compliqué, Le visite chez les medecins en urgence n’existent plus, ils n’ont plus le temps étant déjà « surbookés » Ils ne prennent plus de nouveaux malades, plus de place.
    Certains médecins ne déjeunent, à midi qu’avec un sandwich, vite fait pour ne pas perdre de temps, les gardes de nuit, les visites à domicile, les urgences, sont leurs lots quotidiens.
    On comprend assez pourquoi les jeunes médecins ne veulent pas s’installer dans les campagnes ou dans les villes moyennes.,Tout cela ajouté au manque de médecins, la boucle est bouclé.
    Pour l’hôpital nous savions que tout était en suspend, la solution définitive n’ayant pas encore été trouvée. La municipalité est atone et « tâtonne » comme toujours.

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