Nos paysans


Les agriculteurs poursuivent leur mobilisation en bloquant routes et autoroutes en particulier en Tarn et Garonne, devenu l’épicentre de la contestation.

Ils ont le sentiment de s’être fait balader par le préfet et le gouvernement. A l’issue d’une première journée de mobilisation, on leur avait promis la révision de cette fameuse carte des zones défavorisées, celle qui donne droit à une ICHN, Indemnité compensatoire de handicaps naturels. Mais vendredi dernier, retour à la case départ. Le ministère campe sur ses positions premières qui conduisent à une réduction considérable des périmètres.

349 éleveurs tarn-et-garonnais resteraient éligibles à la fameuse ICHN. Ils étaient 675 dans la configuration initiale. L’enveloppe financière prévue passerait ainsi de 5,32 millions d’euros à 3,4 millions d’euros. Au niveau des communes, on passerait, si la carte est maintenue en l’état, de 183 communes concernées à 83. Le Tarn-et-Garonne perdrait donc beaucoup dans cette nouvelle donne. Et avec lui l’Occitanie qui en fait curieusement les frais .

Du coup, les agriculteurs promettent de nouvelles actions, dans le Lot et Garonne et à Toulouse. Le gouvernement ferait bien de vite les entendre et de répondre à une revendication qui est légitime et dont on voit bien qu’elle ne coûte pas très cher. Le maintien d’une agriculture paysanne, d’une agriculture familiale, la survie de territoires entiers est à ce prix.

Les Etats généraux de l’alimentation ont permis de poser la question des prix à la production. Le chantier est ouvert. Et c’est formidable ! Il serait dommage que ces perspectives encourageantes soient oblitérées, chez nous tout au moins, par l’affaire des ICHN. le gouvernement doit rouvrir sans délai les négociations.

N.B. Dans une délibération votée à l’unanimité le Conseil municipal de Moissac, s’était prononcé l’automne dernier  pour le maintien des aides à tous les agriculteurs concernés.

Une réflexion sur “Nos paysans

  1. Merci Gérard, et merci à tous ceux qui soutiennent la cause paysanne.
    Beaucoup d’élevages et d’éleveurs sont en grand danger si la suppression des aide ICHN se confirme pour certains. Cette aide n’est pas négligeable, Elle part de 6000 à 12 000 € pour certaines exploitations. Elle est chaque année dans les prévisions budgétaire des exploitations et les investissements sont souvent prévu en fonction de cette aide.
    La supprimer réside à réduire les moyens de paiement des investissement ou achats prévu l’année précédente en fonction de cette rentrée d’argent. Ce qui va rendre encore plus difficile les relations exploitants /banquier.
    Les agriculteurs ne sont pas des nantis, et ceux qui le pensent que parce qu’ils ont des gros tracteurs et du gros matériel, devraient comprendre qu’aujourd’hui il faut du matériel performant pour travailler vite parce qu’il faut toujours plus produire pour payer des charges énormes, mais que ce matériel est a crédit, quand il est fini de payer, il faut le changer parce trop couteux en réparation en moyenne tous les 7 ans pour un tracteur, donc préférable de repartie avec du neuf à crédit (pas moyen de faire autrement. Même s’il l’agriculteur s’en sert le matériel appartient aux banque et chaque année il faut le payer (prix d’un tracteur de 85 à 95 chx environ 71 000 € HT. L’aide ICHN sert bien souvent à payer l’annuité du tracteur.

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