Cas d’école


Pour la prochaine rentrée scolaire, Moissac disposera de 5 nouveaux postes d’enseignants dans le primaire. Conséquence directe de la décision du ministre de l’éducation nationale de dédoubler les classes de CP ou de CM1 dans les quartiers défavorisés. Moissac qui bénéficie des dispositifs mis en place dans le cadre de la politique de la ville, verra donc dans les quartiers du Sarlac et du Centre ville l’arrivée de nouveaux professeurs des écoles.

Mais en même temps, l’école du quartier de Mathaly risque de perdre un poste, suite à un départ à la retraite. L’Education nationale envisage en effet de ne pas le pourvoir arguant du fait qu’il manquerait quelques élèves pour constituer une classe. Les parents ont fort justement réagi, estimant que leurs enfants, obligés dès lors de se répartir dans les classes restantes, risquaient de faire les frais de l’opération. Les enseignants aussi !

Si on peut en effet se féliciter que les enfants les plus en difficultés soient l’objet de toutes les attentions, il faut bien admettre que les autres ne doivent pas pâtir de la situation et qu’il eut été plus juste de maintenir les effectifs enseignants à Mathaly  quand on sait que dans deux ou trois ans, le nombre d’élèves scolarisés va augmenter dans ce secteur.

Bien sûr le budget de l’éducation nationale n’est pas élastique à l’infini, mais il ne faudrait pas, on commence à recenser des exemples similaires ailleurs, que les efforts consentis dans les zones difficiles soient payés par les autres, ceux qui ne sont pas à priori des nantis.

Interpellé par l’opposition Divers Gauche sur cette question, le maire a décidé de faire le dos rond. Nous pensons au contraire qu’il y a là un sujet sur lequel il ne faut pas lâcher sans protester.

6 réflexions sur “Cas d’école

  1. Bonjour,
    Je vous remercie de relayer l’inquiétude des parents d’élèves de l’école du quartier Mathaly.
    Vous avez raison, les statistiques régionales de l’Insee démontrent que la poussée démographique et l’arrivée de nouveaux travailleurs d’autres régions (cadres et employés) vont, dans les 5 prochaines années, dans le sens d’une augmentation progressive très significative de la population des villes moyennes du Tarn-et-Garonne.
    Ces arguments devraient pourtant convaincre les services académiques arc-boutés sur une posture strictement comptable… en vain, pour l’instant.
    Donc, la mobilisation se poursuivra dès la semaine prochaine.

    Dans un autre registre, cela pose aussi en amont la question de la politique « Petite enfance » à l’échelle de la Communauté de communes. Comment améliorer l’accueil des familles qui arrivent sur le territoire dans les prochaines années, un des éléments phare de l’attractivité de nos communes. Je n’ai encore rien lu en termes de prospective et d’investissement budgétaire en ce sens dans les débats en cours.
    FB.

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  2. Les dédoublements de classe ne concernent que les CP dans un premier temps et non les CM1. Nos petits bénéficieront de meilleures conditions d’apprentissage, du moins pour ceux issus des quartiers prioritaires. Soit ! Ce ne sera malheureusement pas le cas des enfants de Mathaly qui, du fait de la suppression d’une classe, vont se retrouver dans une classe bien surchargée ! Ce n’est pas en adoptant toujours une logique comptable que la France remontera à une meilleure place dans le classement PISA ….

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  3. le maire fait le dos rond car depuis 2014 il subit, est dépassé par les tous les évènements et se réfugie derrière le tourisme qui seul trouve grâce à ses yeux.

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  4. Evidemment, la suppression d’une classe doit toujours mobiliser les parents d’élèves et les élus que ce soit dans les écoles de ville ou de campagne. Il ne me semble pas nécessaire d’opposer les écoles de Moissac situées en REP aux écoles de campagne car nous souffrons également d’un manque de reconnaissance, vu les menaces qui se profilent sur la pérennité de nos ALAE pour la rentrée prochaine, sachant que ce dispositif périscolaire assure un complément essentiel à l’apprentissage du vivre ensemble au sein de l’école et particulièrement dans les écoles de Chabrié, de Montebello et du Sarlac.

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    • Loin de moi l’idée d’opposer les enfants des écoles de ville aux enfants des écoles des champs ! Le constat porte juste sur les conditions d’apprentissage qui, pour le coup, ne seront pas égales selon que l’on réside à la campagne ou en ville . Par contre, pour ce qui concerne l’ALAE, il est certain qu’il n’y aura là non plus aucune opposition : les modalités de fonctionnement seront égalitaires dans toutes les écoles avec une baisse uniforme des prestations mais un tarif en augmentation (ça c’est déjà fait d’ailleurs !) !

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  5. Encore une fois , on emploi une méthode peu équitable. On prend aux uns pour donner aux autres. Il est évident qu’un poste en moins à Mathaly va générer des problèmes à l’avenir et peut-être même dès la première année. On sait bien que dans les classes surchargées, tôt ou tard, il y a un problème d’apprentissage (même si les enfants n’ont -a priori- aucune difficulté.
    Le travail individuel est laissé de côté au profit de travail d’équipe où seul les plus forts travaillent et les autres regardent. Sans vouloir mettre au banc le travail d’équipe scolaire, quand il y en a trop, certains élèves décrochent s’ils ne sont pas épaulés Donc à mon avis, classes surchargées, très mauvaises idées.

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