Refonder le lycée agricole


Je ne vais pas vous faire par le menu le récit de cette deuxième manifestation devant le lycée agricole de Moissac, je n’y étais pas. Christine Fanfelle représentait l’opposition de gauche. Mais au-delà de l’action symbolique, cette manifestation aussi peu mobilisatrice que la précédente, à Montauban, a cependant déclenché un engagement concret de la région Occitanie. Après les déclarations de la présidente Carole Delga, c’est le lotois Valentin Labarthe, vice-président en charge de l’agriculture qui s’est attelé au dossier. Il annonce une prochaine réunion avec la DRAAF (direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt),  la direction du lycée et quelques autres. C’est une bonne nouvelle ! Depuis le début de cette affaire, je réclame une table ronde avec toutes les parties prenantes. J’ai œuvré pour que le conseil municipal vote une résolution dans ce sens. Je l’ai répété à Montauban. J’ai dans un courrier récent demandé au maire de pousser dans ce sens, après l’avoir dit et redit ici même.

Encore faudra-t-il bien définir le périmètre de la réunion et en fixer les objectifs. On peut en effet s’opposer en général à la politique du gouvernement et à la perte possible de quelques formations, voire de quelques postes d’enseignants à Moissac. C’est si j’ose dire le minimum syndical auquel la droite, et les représentants du monde agricole consentiront sans barguigner. Mais une fois encore, on esquivera la question de fond qui est la place et le rôle d’une tel lycée dans l’agriculture du bassin de production.

Une anecdote pour comprendre. Un de mes petits voisins, fils d’agriculteur sur les coteaux, est interne à la MFR (maison familiale rurale) d’Escatalens. Mais pourquoi pas Moissac où il pourrait être externe ? « Il n’y a pas ce que je veux et surtout c’est les stages, à Escatalens, pour l’alternance, on trouve tout … » me répond Enzo. Comment dire plus concrètement le problème de notre lycée !

Le recrutement y est en recul. Les classes Ulis, réservées aux personnes en situation de handicap ne rassemblent plus grand monde, sans parler de l’accueil général qui n’est pas à la hauteur des attentes. Il faut repenser complètement cet outil qui répétons-le est central dans l’économie du territoire. Il faut y ouvrir de nouvelles formations comme conducteurs de vergers et orienter le système vers une agriculture respectueuse de la biodiversité, soucieuse de la santé de ceux qui y travaillent et capable de répondre aux aspirations à manger sain des consommateurs. Ce lycée doit prendre toute sa place, être pilote même, dans l’évolution inéluctable de notre agriculture.

 

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