Un budget sans moyens et sans ambition


Exit 2018. Dernier conseil municipal de l’année! Avec comme plat de résistance, le vote du budget 2019. Sans surprise hélas. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 4%. En cause la masse salariale. L’investissement en revanche patine. C’est service minimum. Un million d’euros pour le musée, 500 000 euros pour la piscine intercommunale, 180 000 euros pour une remise en état des parties publiques de la mairie (salle du conseil et annexes), 195000 euros pour l’entretien des bâtiments classés, 232000 euros pour l’entretien des écoles, 30000 euros pour les quais du port (canal), 290000 euros pour des travaux sur les bâtiments communaux, 285000 euros pour la voirie urbaine et 270000 euros pour la voirie rurale… (voir détail en cliquant ici)

Ce budget d’un montant total de 22 millions 150000 euros révèle les impasses de la politique municipale, confrontée à un lent mais irrésistible glissement des dépenses de fonctionnement alors qu’elle se voit contrainte, du côté des investissements, à maintenir les lieux en état, sans projet autre que le musée de l’abbatiale, et la piscine intercommunale. C’est court pour une ville qui se délite, où la pauvreté, et les problèmes sociaux s’accumulent, où le chômage galope. Une ville qui ne parvient pas à attirer les populations actives, les jeunes notamment. Au moment où le climat devient une préoccupation majeure, Moissac aurait pu investir dans les économies d’énergie, dans le renouvelable, la valorisations des déchets, mettre en route un plan ambitieux et exemplaire pour tirer l’économie locale par l’investissement vert. Rien. Panne d’imagination, absence de volonté politique!

Certes, la loi NOtre a confié la compétence économique à la Communauté de communes, et donc exonère en ce domaine la majorité municipale d’une partie de ses responsabilités. Se posent alors deux questions: Qu’a fait « Terres des confluences »? Que fait au sein de l’exécutif communautaire l’équipe moissagaise? Depuis 2014, la Communauté de communes qui a changé deux fois de périmètre, ce qui n’a pas arrangé ses affaires, est entièrement occupée à s’installer, et à opérer les transferts de compétences. Longs, complexes et parfois déroutants. On l’a compris, sur l’économie, la Com-com s’est contentée de gérer les affaires courantes, quand il aurait fallu, en même temps, faire assaut d’imagination et de volontarisme pour développer et diversifier l’activité économique en ciblant les secteurs à haute valeur ajoutée. Montauban et même Montech l’ont bien compris, qui se tournent vers la métropole toulousaine dont le dynamisme économique et démographique fait craquer les frontières. Et pendant ce temps, Moissac regarde passer les trains, qui passent de moins en moins souvent d’ailleurs. L’équipe municipale peine à trouver sa place dans l’improbable attelage avec Castel qui à l’évidence tient les rênes. Si l’an IV de la COM COM ne décide pas un bon en avant, il y a gros à parier que le territoire et Moissac avec,  demeureront encalminés pour longtemps.

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