Conseil municipal: à reculons


Le maire dont la maladie est un secret de polichinelle – souhaitons-lui un prompt rétablissement –  avait délégué ses pouvoirs à Colette Rollet, sa première adjointe. En guise de prologue, le Conseil des jeunes est venu nous présenter ses travaux. Campagne pour la propreté de la ville, aménagement du jardin de la bibliothèque, la génération montante ne manque ni d’idées, ni de talents oratoires. Tout de suite après, les Oubliés de Saint Béart ont rompu le charme. L’association ne veut plus, ne peut plus recueillir les chiens errants du territoire. La débrouille fait son grand retour ! Les petites communes ont décidé de faire comme avant, une bonne âme qui se dévoue, ou une fine gâchette qui fait un carton. Moissac et Castelsarrasin cherchent des solutions plus convenables. Pourquoi pas confier nos chers toutous à la SPA de Montauban ou même de Toulouse ? L’histoire bégaie ! Si le sort des animaux doit légitimement nous préoccuper, on peut en même temps s’interroger sur ce qui arrive à la Com-Com obligée d’affronter des vents mauvais.

L’histoire des zones d’activités économiques, transférées aux instances intercommunautaires révèle combien les cabinets conseils sont chers et incompétents. Celui recruté par Terres des Confluences a tout simplement oublié que la vente d’un terrain pouvait rapporter moins que son prix d’achat à la commune propriétaire. Paniquée par la perspective de cette perte, la Com-Com a jeté l’éponge. Pour se sortir de l’impasse, il a donc été décidé de lui laisser gratuitement les terrains, jusqu’à ce qu’elle les vende. Beau geste en apparence, mais qui pourrait coûter cher aux communes concernées ! Autre pataquès, celui de l’eau et de l’assainissement collectif ! Le transfert à Terres des Confluences n’aura pas lieu. Deux syndicats des eaux sont paraît-il en pleine négociation pour fusionner, et certaines communes, dont Moissac, ont clairement affirmé leur opposition à ce transfert. Il y a quelque chose qui se grippe dans la belle mécanique communautaire. Pas surprenant !

On sait depuis longtemps, que les associations de maires se plaignent en haut lieu des intercommunalités, trop impérialistes à leurs yeux. Ils ont en partie été entendus. Sans bruit, insidieusement, le législateur a assoupli la loi NOTRe qui organise le maillage territorial. Ce qui était initialement une compétence obligatoire, devient une compétence facultative. Les clochers ont bien entendu le message. On marche à reculons!

Retour à Moissac cœur de ville, pour constater que la municipalité n’a même pas retiré auprès de la Région le dossier qui devrait lui permettre de glaner quelques subventions supplémentaires. Mais elle a le temps (croit-elle), elle a jusqu’en 2021, date de fin de l’opération gouvernementale. Du coup c’est peut-être bien le PAM qui va se charger des opérations… le PAM ce service municipal créé sur mesure qui doit « piloter le développement du centre-ville » et dont on peine à comprendre comment il va s’articuler avec les services en charge de la politique de la ville (compétences similaires) et ceux de la Com-Com qui a la responsabilité de l’économie. Mais si on peine, c’est qu’il n’y a rien à comprendre. Moissac, comme Castelsarrasin qui s’est offert un chargé de mission, cherchent aussi sur ce dossier à s’émanciper de l’intercommunalité. On la joue solo, sans concertation avec les services voisins qui de fait deviennent concurrents. Vous voyez le tableau et surtout l’efficacité du machin ! Les commerçants qui avaient eu la primeur de cette annonce, ne s’étaient pas trompés, qui avaient accueilli d’une moue dubitative l’annonce de ce PAM doté de 38000 euros. On a aussi parlé musique, du directeur des affaires culturelles, contractuel CDI (il n’y a que dans la fonction publique qu’on invente de telles situations). Il devrait, au titre de ses différentes casquettes, bénéficier d’une rallonge salariale, sans que l’on sache vraiment qu’elle sera son positionnement indiciaire, car pour prétendre à l’échelon de directeur, il faudrait qu’il passe le concours de titularisation. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris dans cette affaire. Pataquès vous dis-je ! On reparlera de tout cela courant mars, on nous a promis les résultats d’un audit sur MCV et la gestion des affaires culturelles à Moissac. Patience !

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