Coup de chaud sur l’hôpital


L’hôpital de Moissac est toujours à la recherche de l’oiseau rare, un chirurgien viscéral qui voudrait bien prendre le poste laissé vacant par le décès du docteur Lemaire. Un candidat s’est manifesté, le docteur Banti, qui pourrait intégrer le CHIC en 2020 en tant que praticien hospitalier. Mais cette perspective, plutôt heureuse pour notre hôpital, ne lève pas toutes les inquiétudes au sein des personnels. Et tant s’en faut. Il est vrai que le conflit des urgences, qui rappelons-le est un problème national, jette un peu plus de trouble dans la communauté hospitalière. Les démarches du Comité de défense de l’hôpital auprès de l’ARS (l’Agence régionale de santé) et les réponses que son directeur a faites aux demandes moissagaises ne parviennent pas à convaincre tout-à-fait.

Et pourtant, David Billetorte s’est voulu rassurant. L’activité ne cessera pas en chirurgie viscérale pendant l’été et le poste vacant de chirurgien a bien été publié au recrutement. Moissac déplore depuis longtemps l’inexistence du GHT, le groupement hospitalier de territoire, censé organiser l’offre de soins entre Montauban et le CHIC. Le Comité de défense a obtenu que se tienne une réunion (la première depuis longtemps) dès le mois de septembre. Sa présidente, Madame Pagès s’y est engagée. Et les recrutements dans le département seront faits de telle sorte que les praticiens partagent leur activité entre Montauban et Moissac. Bref, aux yeux de l’ARS qui réaffirme au passage sa confiance dans le directeur du CHIC, il n’y a pas de problème grave et surtout pas d’inquiétude à avoir.

Mais dans ce secteur, comme dans bien d’autres, les acteurs de terrain ont appris à ne pas se contenter de beaux discours. Ils attendant des actes et il est vrai qu’ils tardent à se manifester. D’autant que des questions demeurent : les chirurgiens montalbanais opèreront en ambulatoire seulement, ce qui interroge sur la pérennité de l’hospitalisation à Moissac. Par ailleurs, les remplacements, les plannings dans le secteur très sensible de la chirurgie, agacent toujours une partie du personnel qui y voit un moyen de décrédibiliser l’institution moissagaise.

De cafés gourmands en conciliabules permanents, ça s’agite donc autour de l’hôpital. Le Front national qui est déjà en campagne électorale fait mine soudain de s’intéresser au problème. Ca mobilise les opportunistes de tous poils. Mais les personnels le savent et les Moissagais s’en rendront compte : sur de tels dossiers, il faut de la cohérence, de la lucidité, de l’esprit de suite et de la détermination. N’en déplaise à certains, le Comité de défense qui regroupe élus, syndicats et associations d’usagers est depuis longtemps en première ligne. Il ne cèdera rien sur son objectif unique : maintenir à Moissac une structure hospitalière à la hauteur des besoins du territoire.

 

 

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