Le PRG dans un fauteuil


Tout un symbole, Baylet embrassant, sourire sardonique aux lèvres, Michel Weill, le nouveau président de Tarn et Garonne. Un triomphe ! Opération réussie ! Le PRG reprend le département et JMB, bien qu’ayant dû renoncer au dernier moment à la présidence, aura la haute main sur l’institution et sur le nouveau président dont il a annoncé lui-même la candidature. Comment mieux dire qui est et sera le véritable patron du département.

Les observateurs et maints élus pronostiquaient une séance à rallonge avec rebondissements à la clé. Il n’en a rien été. Dès le premier tour l’homme de Baylet a fait le plein des voix : 16 contre 6 à Jean Philippe Bésiers, 4 à Mathieu Albugues et 2 à Ghislain Descazeaux, plus un nul et un bulletin blanc. C’est dire que les choses avaient été bien ficelées entre PRG et PS, la reculade de dernière minute de JMB permettant aux socialistes de faire front commun sans états d’âme. Il est vrai que les féministes avaient manifesté la veille devant le Conseil départemental pour rappeler les accusations de viol qui pèsent sur le patron de la Dépêche. Et le maintien de sa candidature aurait pu en gêner certaine ou certains.

Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse se disent toutes celles et tous ceux qui voulaient en finir avec la parenthèse Astruc et sa fantomatique majorité des Mobilisés. Le PRG est aux commandes et le nouveau président du département a d’entrée de jeu affiché la couleur. Pas un mot pour son prédécesseur dont il a souligné l « l’immobilisme ». Et en revanche un hommage appuyé à Jean Michel Baylet, « l’emblématique président » a même osé bien imprudemment Michel Weill dans un discours dont il semblait découvrir le contenu. Après un petit salut aux socialistes, qui ont eu quelques minutes plus tard l’occasion de montrer leur loyauté, certains diraient leur servilité, vis à vis de l’homme de Valence d’Agen, accusé d’en prendre à son aise avec le règlement, il s’est déclaré favorable à une gestion « participative » tout en repoussant aussitôt un amendement Astruc qui souhaitait élargir la Commission permanente à l’ensemble des élus.

On a vite compris, si l’on en croit ce premier discours du président, que l’environnement n’est pas la tasse de thé de la nouvelle équipe, décidée cependant à donner aux agriculteurs un meilleur accès aux réseaux d’irrigation.  Evoquant le réseau routier, il annonce qu’il ne fera pas de « rapetassage », traduisez, on investira dans le goudron. Promis, les collèges de Montech et Manuel Azana de Montauban seront agrandis, et le contournement ouest de Montauban mené à son terme. Les aides sociales devraient bénéficier d’un petit coup de pouce (on est de gauche ou on ne l’est pas) et l’organisation de Tarn et Garonne habitat (TGH) entièrement reprise en main. Et après ? On aurait pu espérer un discours programme, porteur d’une vision, d’une ambition, dessinant des perspectives. Rien, si ce n’est l’annonce pour septembre prochain d’un « plan de relance » pour lequel la région sera sollicitée.

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