Parlez-moi du courage


Dimanche 19 juin, dans la deuxième circonscription de Tarn et Garonne, pas une voix ne doit manquer à Christian Astruc. Le combat contre le RN s’annonce en effet difficile. La Marine locale, par ailleurs inconnue de tous, dispose sur le papier d’une confortable avance et d’une petite réserve de voix chez les Reconquérants (le nom ne manque pas de piquant).

L’ancien président du Conseil départemental pouvait espérer un Front républicain, un réflexe basique chez ses concurrents défaits à l’issue du premier tour. Hélas, trois fois hélas, il n’en est rien. La NUPES du coin qui rappelons le regroupe des Insoumis, des socialos, des Verts et des Générations (je dois oublier une ou deux chapelles) se félicite dans un communiqué de son résultat, dont il faut pourtant dire qu’il n’égale pas la somme (théorique) des voix que chacune des formations sus mentionnées avaient obtenue en 2017. Succès tout relatif donc ! Mais là n’est pas la question. Eliminée du second tour, on pouvait penser que la Nouvelle union aurait à cœur de faire battre le RN et donc d’appeler à voter pour le républicain, Astruc, comme l’a d’ailleurs fait le PCF, membre du cartel des gauches. Que nenni ! Dans un texte que les jésuites impénitents n’auraient pas renié, elle déclare : « la NUPES de la 2ème circonscription du Tarn-et-Garonne, dans toutes ses composantes, radicalement opposées à l’extrême droite, est unie pour faire front contre le RN » Colossale finesse ! Mais la NUPES du coin a juste oublié qu’elle est éliminée. Elle ne pourra donc pas faire front contre qui que ce soit, sinon en paroles. Pas de front républicain, pas même un appel à VOTER contre le RN. Ite missa est !

Et Sylvia Pinel, la PRG, députée sortante, éjectée dès le premier tour après un mandat dont on peine à établir l’esquisse d’un bilan ? Que dit-elle, que fait-elle ? Elle se retire, et se morfond, elle qui fut depuis les origines fidèle au radicalisme, à la terre, à son clan. Voilà que ses réseaux se délitent au vu et au su de tous. A en croire la Dépêche du Midi, 73 maires ou élus locaux devaient lui assurer une élection sans problème, tant son ancrage local faisait l’admiration des foules ébahies. Résultat, à peine une petite poignée des communes concernées n’a pas fait mentir le pronostic. Les électeurs des autres ont préféré le RN, Astruc, voire la NUPES… En guise de bilan, c’est parlant !  Mais le comble est à venir. Dans un texte où elle se décore de la médaille du courage, elle conclue : « Ma volonté de servir la France et le Tarn-et-Garonne demeure intacte. Demain, je mènerai de nouveaux combats, d’une manière différente certes, mais en gardant la boussole qui a toujours été la mienne : agir pour l’intérêt général » Ne manquerait-il pas quelque chose ? Un appel à voter dimanche par exemple, mais aussi un appel à voter Astruc, seul rempart désormais devant le RN ? Et bien non. Rien ! Les valeurs de Sylvia Pinel ne résistent pas à ses inimitiés. Le Front républicain ira se faire voir. Ah le courage, ça se mesure, ça s’éprouve, ça ne se porte  pas en breloque !

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