Moissac naturellement: et St Benoît?

Il suffit de passer le pont dit la chanson. Mais le Napoléon qui a relié ce faubourg au coeur de ville est à la fois un trait d’union et le signe patent qu’à Saint Benoit on est sur l’autre rive. Si loin si proche. C’est un peu ce que disent les habitants de ce quartier qui affiche avec une certaine fierté sa vie associative, culturelle avec l’ancienne église comme pôle de rencontre. Michel Beugin et Béatrice Eyraud, les locaux de l’étape, l’ont fort bien expliqué. Ici, on ne se plaint pas beaucoup, on regrette pourtant la disparition des commerces, le boulanger, les restaurants et on s’interroge sur la possibilité d’en faire revenir. La municipalité peut certes lancer des appels d’offres, soutenir l’initiative privée, c’est ce que nous ferons, mais elle ne peut se substituer aux professionnels concernés. Si aujourd’hui ce sont les vocations qui manquent le plus, il faut aussi que les consommateurs, nous tous, fassions le bon choix, entre petit commerce et grandes surfaces.

L’Ile du Bidounet est la fierté de Saint Benoit. Et son désespoir aussi de n’y voir que peu de Moissagais. Il vrai que le lieu n’est pas bien signalé, et ne semble guère charmant au premier abord. Il mérite mieux: un aménagement de l’esplanade à l’entrée du camping, des cheminements, un sentier de découverte pour profiter de l’exceptionnel point de vue sur la ville, sans oublier l’ile de Beaucaire du nom des anciens propriétaires du Moulin qui est aujourd’hui une réserve Natura 2000. Pourquoi ne pas imaginer, au moins en haute saison, une navette fluviale, qui relierait le camping à l’allée des Justes?

Saint Benoit est un quartier tranquille, à peine réveillé par les aboiements nocturnes de quelques chiens errants, mais c’est aussi un quartier qui insiste sur le mauvais état des chaussées, des trottoirs pour qui emprunte à pied le pont. Les habitants de Saint Benoit ont regretté que la communication municipale ne mette pas assez en valeur ce quartier et sa vie de »village ». Nous ferons en sorte que cela soit réparé, nous lancerons là comme ailleurs dans les autres quartiers de la périphérie, des opérations de requalification urbaine, en aménageant l’espace public afin que chacun s’y sente chez lui et en construisant des aires de jeux pour les plus jeunes.

On a bien sûr parlé d’emploi, et donc de l’Ecopôle, de santé et donc de l’hôpital, et d’internet et donc de la fibre optique qui à saint Benoît semble se faire attendre. Mais Saint Benoit a la persévérance des bâtisseurs.

Moissac naturellement: et Montebello?

Jacques Lassale, un brin nostalgique a dit toute la beauté de son quartier, évoquant les belles années et son attachement au lieu qui eut son heure de gloire. Angéline Albouze qui n’habite Montebello que depuis 10 ans a fait chorus, pointant du doigt quelques problèmes actuels, la circulation dense et rapide le long des allées, l’absence d’indications claires pour les adeptes de la vélo-route ou encore le besoin de verdure le long du canal. Quelqu’un dans le public nombreux et très participatif, s’est plaint des trottoirs étroits et cabossés. Dans tous les quartiers on entend ces mêmes récriminations. Il y a manifestement urgence à lancer un plan de requalification urbaine, qui remettra en état la voirie, rendra les trottoirs aux poussettes, reverra la signalétique et amorcera un verdissement de certains secteurs. Les platanes des allées infestés de poux (tigres du platane) nécessitent un traitement. Nous en sommes d’accord, il faut rendre la promenade aux Moissagais. Nous trouverons une solution « douce » à ce problème, excluant les insecticides qui sont par ailleurs interdits dans les communes.

Les encombrants, les détritus jetés sur la chaussée, sont également une gène dénoncée par les habitants de Montebello. On les comprend. Mais disons d’abord qu’il en va de la responsabilité de chacun. Chacun doit balayer devant sa porte et se comporter en citoyen responsable et bienveillant à l’égard des autres. Nous lancerons, quartier par quartier, une campagne individuelle d’explications et de convictions. Nous demanderons à la police de proximité de rappeler à l’ordre les têtes en l’air ou les récalcitrants. Et s’il le faut, nous sanctionnerons. On ne peut tolérer la présence d’encombrants ou de poubelles sauvages sur l’espace public.

Et la gare? Que comptez-vous faire lance une dame de l’assistance? Il est vrai que les abords de la gare ressemblent à un no men’s land style far west. Nous voulons y aménager un parking de délestage, avec navette les jours de marché pour aller jusqu’au centre ville. Du coup, l’ensemble sera revu et embelli. On attend plus de voyageurs à Moissac, conséquence prévisible de l’augmentation du nombre de trains voulue par la Région. Raison de plus!

Pas une réunion où la question des commerces n’est évoquée. Nous avons réaffirmé notre attachement à un centre ville attractif et commercialement dynamique. Arrêt des grandes surfaces, mobilisation des moyens financiers, des compétences, implication des commerçants, nouvelle étude sur le stationnement… bref nous mettrons tout en oeuvre pour remonter la pente. La question des ressources et donc de l’emploi s’est vite invitée. L’occasion pour nous d’expliquer l’Ecopôle et l’ambition que ce concept porte pour le territoire. Pour une fois, les Bulgares étaient les grands absents de nos échanges. C’est tant mieux, ça détend. Nous avons évoqué cependant l’arboriculture et son modèle économique fondé sur l’exportation. Nous aiderons à côté à l’émergence d’un autre modèle, production locale et bio, circuits courts… Nous croyons à la coexistence, dans l’immédiat, des deux modèles, pour preuve nous voulons dans le cadre de l’Ecopôle travailler au verger du futur, robotisation d’une partie des tâches et qualité alimentaire garantie. Et parce que nous sommes le premier pôle fruitier de Midi Pyrénées, nous organiserons avec les professionnels une grande fête régionale des fruits.

L’hôpital, la culture, la jeunesse que nous voulons garder sur Moissac ont permis assez tard dans la soirée de poursuivre nos échanges. Nous aurons l’occasion d’en reparler. Mais décidément, on ne se lasse pas de Montébello.

 

 

Echos de campagne: épisode 2

Maryse Baulu se sentirait-elle en difficulté? Son discours à Saint Benoit pourrait le laisser penser. Elle demande à ses « adversaires », nous en l’occurence, un peu de transparence. Et bien parlons-en! Adoubée par Jean Michel Henryot, étiqueté LR, flanquée de Jean Luc Henryot, le fils, LR itou, accompagnée de 7 élus de l’actuelle majorité, elle veut nous faire le coup de la liste sans étiquette. Sans étiquette peut-être, mais divers droite assurément. D’ailleurs, elle n’a jusqu’ici jamais fait mystère de son appartenance à la famille, la famille de la droite moissagaise. Rien de bien méchant, j’en conviens, mais pourquoi ne veut-elle pas s’assumer, pourquoi tente-t-elle cette grossière diversion? Pour complaire à son public? Par peur de voir son électorat lui préférer sa rivale? Il est vrai que la tenaille se referme, sa marge de manoeuvre à droite est inexistante, et à gauche il y a nous.

Moi je n’ai pas de problème avec mes engagements citoyens, pas plus d’ailleurs qu’avec ceux de mes colistiers, PS ou ex PS, Verts, Radicaux ou sans appartenance partisane. Nous nous assumons dans notre diversité et dans notre complémentarité. Et tant pis si ça dérange les tenants de l’ordre établi, si ça agace la dent d’une certaine presse. Nous sommes sans étiquette parce que nous ne roulons pour personne. Personne nous soutient, ni le Président du Conseil départemental qui se dit macron-compatible, ni le jeune sénateur LR venus tous deux poser pour la photo aux côtés de Maryse Baulu. Dans un an, quand viendront les élections départementales, les Moissagais pourraient bien assister à une étrange gymnastique.

Mais parlons programme, il n’y a que ça qui m’intéresse. Je note chez « Construire l’avenir » quelques similitudes de façade avec le nôtre. Il est vrai que publié déjà depuis plusieurs mois, le programme de « Moissac naturellement » est très inspirant. D’autres y ont même puisé quelques idées. Sauf une, parce qu’imprenable: l’Ecopôle. Il est la clé de voûte de notre projet qui s’inscrit  dans une indéniable démarche partenariale au sein de la Communauté de communes. Dans ce domaine comme en amour, il n’y a que les preuves qui comptent. Par ailleurs, Maryse Baulu et ses amis s’attribuent, toute mauvaise foi bue, les projets des Terres des Confluences, la piscine par exemple. Elu communautaire, membre des commissions  tourisme et communication, j’ai voté ce projet et soutenu tous les autres, déclarant même devant une assemblée interloquée, qu’élu de l’opposition à Moissac, je me sentais totalement à l’aise avec les choix de notre communauté. Membre du CESER, j’ai proposé à la région Occitanie l’installation à Moissac de l’Ecole régionale du numérique. Chose faite depuis deux ans!

Mais j’aurais bientôt l’occasion d’en parler aux habitants de Saint Benoit!

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Echos de campagne: épisode 1

Ah qui dira les affres d’une campagne électorale? Qui dira les difficultés à faire une liste qui tienne debout, les avanies que vivent parfois les candidats? Qui dira les contrariétés quotidiennes, quand la presse affiche sans pudeur le parti de l’autre, quand elle s’assoit tranquillement sur les principes démocratiques d’impartialité et de traitement équitable des candidats en présence. Bref, vous l’avez compris, pour le coup, je parle de moi. C’est bien pour cela que j’ai déposé un recours devant le CSA, l’organisme de régulation de la communication audiovisuelle. (Voir ci-contre le récépissé de ma requête)

Et puis il y a aussi, dans une campagne, cette part d’incertitude, ces zones d’ombre qui entourent parfois certains candidats, certains colistiers dont on ne s’est pas assuré suffisamment de l’éligibilité. La préfecture en la matière est vigilante et elle a raison. la démocratie doit être exemplaire et ceux qui prétendent l’incarner aussi. A Moissac, le RN le premier en a fait les frais. Il a vu un de ses candidats invalidé, remplacé depuis comme le permet la loi. C’est à la veille de la clôture des inscriptions, le tour de la liste de Maïté Garrigues. L’un de ses colistiers a été condamné par la justice, quelque part en Bretagne,  et donc déclaré inéligible. Mauvaise affaire en terme d’image, et mauvais coup si je puis m’exprimer ainsi, si près des échéances!

Mais la campagne continue, jusqu’au 22 mars. Après, il sera toujours temps d’écrire la petite histoire de ce moment de démocratie locale

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Moissac naturellement: et Mathaly?

Je passe tous les jours à Mathaly, sur cette départementale qui sert de rue à ce quartier des coteaux, entre école et poubelles. Tous les jours, je me dis que ce voisinage n’est pas satisfaisant, que la route ne permet guère aux piétons de circuler en sécurité. Les habitants de Mathaly sont encore plus critiques. Venus en nombre pour dialoguer avec la quinzaine de colistiers qui m’accompagnaient, ils ont dit leur inquiétude, leur colère aussi. La route fait peur. les mamans s’inquiètent pour leurs enfants. En dépit des nombreuses démarches entreprises auprès de la gendarmerie, de la mairie, ils n’ont pas vu la situation s’améliorer. Certes, une voiture radar vient de temps à autre contrôler les vitesses. Mais une fois le gendarme parti, les automobilistes reprennent vite leurs mauvaises habitudes. Les panneaux de limitation de vitesse restent sans effet. Personne à Mathaly ne comprend pourquoi on passe en quelques dizaines de mètres, de 50 à 70 Kms/h. Pas un aménagement au sol pour contraindre les fous du volant!

Les propositions des habitants sont toutes repoussées. Les dos d’âne gêneraient les tracteurs, les chicanes relèvent de l’autorité départementale… bref tout le monde se renvoie la balle et pendant ce temps le quartier s’énerve. Nous voulons des quartiers qui se sentent partie prenante de la communauté moissagaise. Ils doivent bénéficier des mêmes aménagements que le centre-ville. Nous ferons en sorte que ce quartier qui a son histoire, qui tient à sa tranquillité, retrouve la sérénité. Il faut transformer cette route en rue, lui donner le statut d’une artère urbaine. Nous en discuterons avec le département.

Les habitants nous ont dit aussi leur désir de refaire quartier, de retrouver une convivialité en partie perdue. Cela suppose bien évidemment que des bonnes volontés se manifestent, mais aussi que le quartier puisse disposer, à défaut d’un café, d’un lieu de réunion. Naguère « la chapelle » en faisait office. Vétuste, elle ne correspond plus aux usages d’aujourd’hui. Nous souhaitons installer dans tous les quartiers des lieux de réunions, des espaces de convivialité. Mathaly y a droit. Avec ses habitants, nous trouverons la solution.

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Moissac naturellement: et le Sarlac?

Le quartier du Sarlac mérite le détour. Mélange de pavillons individuels et d’immeubles collectifs, disposant d’installations sportives, d’espaces naturels, de quelques commerces, il abrite une population, de différentes origines, mais qui lui est très attachée. Ce quartier est dit prioritaire (avec le centre-ville), dans le cadre de la politique de la ville. Il bénéficie donc d’une attention particulière de l’Etat, du département et de la ville. Conformément aux décrets de 2015, un Conseil citoyen a été mis sur pied. Il est devenu l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics. Nous l’avons rencontré. Il porte bien évidemment les aspirations de ces quelque deux mille habitants. Au cours de cette réunion publique, les intervenants ont souhaité l’implantation de nouveaux commerces. Seul petit hic, il n’a pas de vocation sur place. Le retour du marché du mercredi a été également évoqué. Nous y sommes favorables, nous consulterons l’ensemble des habitants. Au Sarlac, comme ailleurs à Moissac, la population ne comprend pas que les installations sportives, stade, terrains de jeux, de tennis… soient aussi peu accessibles. Si on peut admettre que certains terrains doivent être préservés pour assurer dans de bonnes conditions les compétitions, il n’est pas normal que les autres structures soient interdites au grand public. Nous mettrons en place une organisation qui concilie les besoins des compétiteurs et ceux du grand public, pratiquant le sport loisir.

Le Sarlac se vit comme un village, un peu à l’écart du centre ville. Les Moissagais des autres quartiers ne le fréquentent guère, ceci ne facilite pas les échanges. Il y a quelques années, la fête du quartier était l’occasion de nouer des rencontres. Nous souhaitons recréer des évènements de ce type. Il faut recréer du lien social. Il faut aussi poursuivre la politique de réhabilitation des immeubles et de requalification de l’espace public, améliorer les espaces de jeux pour les enfants, ouvrir des lieux pour les jeunes

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Les bras m’en tombent

France3, parmi ses confrères, se distingue. La télé régionale zappe ma candidature à la mairie de Moissac. Pince moi! Et c’est pourtant vrai. Alors soyons clairs, non,  je n’ai pas fui les caméras de France3. Qui pourrait croire cela au vu de mon parcours professionnel! Non, je ne me suis pas caché, le 31 janvier quand Julie Valin est venue, après lecture de la Dépêche, faire un reportage sur la « sécurité à Moissac ».

Drôle de reportage qui titre sur la sécurité, et interroge les candidats sur les rassemblements de Bulgares. Drôle de reportage qui donne la parole par deux fois à une candidate et en interroge une autre qui à l’époque ne s’était pas déclarée. Drôle de reportage tourné il y a presque un mois et diffusé seulement aujourd’hui. Entre temps, « Moissac naturellement » a inauguré son local, déposé sa liste, répondu à nombre de sollicitations de presse. France3 qui fait montre d’une connaissance très approximative de la situation de notre ville termine son reportage en annonçant six listes à Moissac!  Du coup, reprenant la parole, la présentatrice doit démentir et affiche un bout de texte annonçant qu’il y a en fait cinq listes, et de citer la mienne, sans même en donner l’intitulé. La télé régionale n’en sera pas quitte à si bon compte.

Non je n’ai pas fui les caméras de France3. J’ai dès hier soir demandé au rédacteur en chef Léo Lemberton de bénéficier du même traitement que mes concurrents. J’attends sereinement qu’il trouve une solution, faute de quoi, le CSA aura à connaître de ce manquement aux règles qui prévalent en période de campagne électorale.

Ceci est aussi une message clair aux responsables de France3

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