Moissac: un budget ordinaire

Une fois n’est pas coutume, Moissac bénéficie d’un alignement exceptionnel des planètes : taux d’intérêts très bas, engagement de l’Etat dans le cadre de la politique de la ville avec à la clé de conséquentes subventions, et démarrage (un peu poussif certes) de la Communauté de communes « Terres des confluences ». Malgré cet environnement favorable, la majorité de droite se contente d’un budget sans audace, sans imagination, incapable même de soutenir les initiatives et les quelques rares projets soumis à ses arbitrages.

En matière de fonctionnement, c’est pareil, rien ne change ! Les charges générales progressent tranquillement, la masse salariale aussi. Tout le contraire de ce qu’avait promis cette majorité au cours de la campagne électorale. On est très loin du programme du candidat de la droite à la Présidentielle ! L’intercommunalité, la mutualisation maintes fois annoncées des moyens et des hommes devaient conduire à des économies. Il n’en sera rien. Si l’on en croit les prévisions de la mairie, le budget « personnels » augmentera en 2017, jusqu’en 2020 d’environ 2% l’an. Pendant ce temps, la communauté de communes embauche (45 salariés à ce jour). Faute de s’attaquer réellement au fonctionnement des services, communaux et intercommunaux, on empile. Faute d’une véritable politique de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, (GPEC), la droite gère au fil de l’eau, et ne bousculera rien, jusqu’à la fin de son mandat en 2020. Cliquer ici pour voir le détail du budget 2017.

Naguère, on appelait cela une gestion de père de famille. C’est honorable mais est-ce adapté au lieu et au moment ? A l’évidence, la droite s’est trompée de film. Notre ville a besoin d’entrepreneurs, elle a besoin d’une équipe municipale moins timorée, capable de bousculer gentiment les choses et ce dans tous les domaines.

Il y a trois ans, elle n’avait pas de mots assez durs pour critiquer la politique de la gauche en matière de patrimoine. La mise en valeur du Patus nous valut alors des tonnes de critiques, nous accusant de dilapider l’argent public. Et qu’annonce le budget 2017 ? L’ouverture d’un énorme chantier sur l’abbatiale, un projet sur plusieurs années, évalué à plus de 4,5 millions d’euros ! Et oui, la droite fait son acte de contrition et exhume les projets de l’ancienne équipe municipale.

On ne va pas s’en plaindre. Mais qu’il nous soit permis d’en sourire !

Chantier de l’abbaye

La fréquentation baisse. Les chiffres de l’OT en attestent. Normal ! L’offre ne correspond pas à la demande. Aussi belle soit-elle, l’abbaye ne répond plus aux attentes d’un public, habitué ailleurs à une mise en spectacle des lieux patrimoniaux et culturels ! Un architecte, un économiste et un muséographe vont donc revoir l’ensemble. Un chantier qui devrait se terminer en 2020. Ils devront en outre réorganiser les salles de visite, la nef dans la salle haute du clocher, restructurer les étages des ailes N et E, repenser la visite du chemin de ronde, revoir l’office du tourisme et tout l’accueil sur l’aile Saint Julien. Le stationnement et l’escalier qui y donne accès sera aussi repensé. Bref c’est la reprise du projet que la majorité de gauche avait esquissé, en souhaitant qu’il soit enrichi et permette aux visiteurs d’évoluer dans un univers interactif susceptible de faire récit autour de ces magnifiques et vénérables espaces.

Tourisme

Le port a perdu 30% de plaisanciers. Du coup la société gestionnaire a demandé une baisse de la redevance qu’elle paye à la mairie qui s’interroge sur l’avenir des pontons flottants sur le Tarn. Les plaisanciers se plaignent en effet des nuisances et du bruit la nuit. A défaut d’une réponse adaptée au problème, l’adjoint à la sécurité préconise de supprimer tout simplement ce port flottant. Il est vrai que VNF (Voies navigables de France) envisageraient de prolonger le port du canal, sur le bief amont, devant les silos.

En attendant, Moissac a demandé son classement comme station de tourisme.

Travail le dimanche

Pour les commerces non alimentaires, la loi Macron autorise le maire à accorder des dérogations exceptionnelles à l’interdiction du travail, dans la limite de 12 dimanches. La mairie a décidé d’autoriser 7 dates : les 15 et 29 janvier, les 2 et 23 juillet, et les 17, 24 et 31 décembre 2017.