Arrête ton cinéma

La Dépêche du midi, le journal radical, dans son édition du 21 août, consacre la page de Castelsarrasin au projet de son maire à Terre Blanche avec un titre ronflant «  Ciné, bowling… Terre Blanche sera bien une terre de loisirs !  ». Et complaisamment, pour la troisième fois en quelques mois, le journal développe le projet de Bernard Dagen.

Pourquoi la Dépêche insiste-t-elle autant sur ce projet, alors que les projets de Moissac, que le maire, Jean Paul Nunzi a portés, ne sont jamais évoqués dans ce journal sauf pour être critiqués avec virulence (exemple le patus)?

Le lendemain, le 22 août, Pierre Guillamat, Conseiller Général radical occupe une colonne de la Dépêche pour dire qu’il est contre un complexe cinématographique à Terre Blanche puisqu’il en existe un de  6 salles à Moissac, de longue date aidé par la municipalité. Et d’ajouter qu’il souhaite néanmoins qu’une zone  de loisirs  se développe en zone intercommunale. D’autant plus que la Communauté de communes a dépensé plus de 3 millions d’euros pour l’acquisition de terrains à Fleury où pour le moment il n’y a que de l’herbe !

Effectivement Moissac avait souhaité que la zone commerciale  soit dans la zone intercommunale comme Moissac souhaite évidemment que tout aménagement (loisirs ou autres) qui concerne nos populations de Castelsarrasin-Moissac et communes environnantes soient légitimement installé à Fleury, zone intercommunale, et non à Terre blanche ou ailleurs. C’est pourquoi Moissac s’est opposé à cette zone de Terre Blanche alors que Fleury, payée par les contribuables des deux villes est vide.

 Pierre Guillamat s’exprime, tant mieux. Encore faudrait-il que pour les besoins de la polémique, il ne se mette pas en contradiction avec lui même quand il évoque le désaccord puis le contact rétabli entre les deux maires. Les désaccords avec Castelsarrasin sont fondés. Ce n’est pas, comme veut  le faire croire la Dépêche du Midi, un conflit entre deux hommes, entre deux maires, ce sont des  conceptions très différentes de l’intercommunalité.

Dîner-concert

Il y avait foule hier soir sur le parvis de l’abbatiale pour un petit concert au demeurant fort sympathique. Les restaurants avaient pris leurs aises, installant des tables sur toute la place. Le public, des touristes, mais aussi des moissagais bien connus, était ravi. Ce 15 aout sentait bon les vacances, la détente, l’envie de tirer un trait sur les soucis. Alors que quelques vieux airs de rock faisaient nonchalamment  balancer les spectateurs, les Soeurs, tout de blanc vêtues, tentaient d’organiser une procession en l’honneur de la Vierge. C’était presque étrange ce mélange des genres et pourtant tout se passa sans anicroche, deux univers, qui l’espace d’un instant, se rencontraient sans se voir. C’était un beau jeudi.

Plus prosaïquement, Il reste quelques améliorations à faire pour rendre cet espace public encore plus convivial : une fontaine qui fonctionne pour la fraîcheur de son gazouillis (tweet), un éclairage plus performant qui donne du relief aux édifices et mette en valeur le portail de l’abbatiale… Il faut donner aux nuits de Moissac leur mystère et leur poésie, qui de la pierre à l’eau peuvent offrir aux noctambules estivaux des sensations diverses et renouvelées. A quelques mois des élections, et à l’aube d’un nouveau mandat, il nous faudra dessiner un double parcours : municipal et touristique, comme la signature d’une ambition reconduite et nouvelle.

Tourisme et agriculture

Deux bonnes nouvelles en même temps pour Moissac. Tout d’abord le succès des melons Boyer  qui hissent cette entreprise au troisième rang des producteurs hexagonaux, permettant d’offrir aux Moissagais une quarantaine d’emplois à l’année et un nombre bien plus important d’emplois saisonniers. La preuve que la filière fruits, quand elle innove et joue la carte de la qualité est capable d’ouvrir de réelles perspectives économiques à notre agriculture et à nos demandeurs d’emplois.

La deuxième bonne nouvelle concerne le tourisme. Avec Montauban, Moissac tire en ce milieu de saison son épingle du jeu. Des touristes plus nombreux, séjournant plus longtemps. La preuve donc que cette filière, même en période de crise,  est porteuse. Et Moissac aurait bien tort de ne pas transformer l’avantage quand on voit les richesses patrimoniales que la ville possède. Du coup, les choix faits par le maire de Moissac, Jean Paul Nunzi, soutenu par une  grande partie de sa majorité, sont donc les bons. Deux fers au feu pour soutenir l’activité économique de la ville et du territoire. Comme aurait dit le célèbre Sully, Moissac doit  compter sur ses deux mamelles, l’agriculture et le tourisme, n’en déplaise aux petits esprits que l’appel du large affole aussitôt.

Ils ne manquent pas d’air

Faisons court, la Dépêche du Midi s’attaque maintenant à la mairie de Moissac par le petit bout de la Cigarette. Un commerce de cigarettes électroniques s’ouvre dans notre ville. Les buralistes qui n’ont cure de la santé de leurs clients, se mettent à tousser. Et la Dépêche de dénoncer la politique du maire! On atteint les sommets de la désinformation. Non le maire ne décide pas quel commerce ouvre ou ferme. Non le maire n’est pas responsable des choix gouvernementaux qui autorisent la vente de cigarettes électroniques en dehors des bureaux de Tabac. Mais que fait la ministre du commerce et de l’artisanat, Tarn et Garonnaise de surcroît. Que dit-elle et avec elle le journal de la démocratie sur la situation à Castelsarrasin, en tous points comparables à celle de Moissac?
Rien, personne ne pipe mot. Cherchez donc l’erreur!

Pan sur le bec

Un entrefilet à suffi, en fond de page du Canard enchaîné , pour faire le buzz! MOISSAC, « bourgade socialiste » ferait des folies, voulait s’offrir un communiquant à 50 000 euros.
Faux, archi faux!Dommage que le Canard si bien informé, ne vérifie pas les dires de ses correspondants. Le salaire proposé au contractuel que la ville veut embaucher pour un an, on notera le souci démocratique, est de 1700 euros net. Soit moins de 30 000 euros toutes charges comprises par an.
Enfin si ce poste est aujourd’hui ouvert, c’est parce que son titulaire, n’a pas souhaité y rester. À moins d’un an des élections, MOISSAC ne fait pas des folies.