Fendre l’armure

Enfin!  Moissac s’y attendait, le secret n’était plus que de polichinelle! L’adjoint aux finances qui jusqu’à aujourd’hui avait tout voté, tout soutenu, tout accepté et d’abord les différents budgets qu’il était censé construire, vient de « fendre l’armure » si l’on en croit la Dépêche du Midi qui n’est pas à un poncif près. Mais tel Janus, l’adjoint aux finances, c’est aussi et d’abord le Conseiller général, représentant de commerce d’un radicalisme tentaculaire.

L’adjoint fend l’armure, la belle affaire! C’est dire qu’il crache dans la soupe pour mieux affirmer son ambition, ou plutôt celle de son mentor. Il faut prendre Moissac, étendre le pouvoir du Château. C’est ainsi que les Tarn et Garonnais désignent le Conseil général. Métaphore d’inspiration féodale qui d’un mot met chacun à sa place, le vassal et le suzerain et raconte dans un raccourci saisissant la réalité du pouvoir dans ce département.

Mais Moissac a toujours refusé cette répartition des rôles. Moissac la rebelle à l’ordre établi, Moissac la fière, l’hospitalière ne tombera pas dans l’escarcelle de JMB. Autour du maire, Jean Paul Nunzi, les élus travaillent, réfléchissent à l’avenir. D’autres, des républicains de tous les milieux, venus d’horizons politiques différents sont prêts à les rejoindre pour proposer à Moissac et à ses citoyens une ambition. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’exergue de cette page : « Libres et ensemble pour Moissac »

On verra ainsi qu’à travers  l’exemplarité républicaine de cette démarche, Moissac se donne toutes les chances de construire son avenir, pour le plus grand bien des Moissagaises et des Moissagais.

Fête des fruits : une belle récolte

IMG_2664IMG_2674La fête des fruits et du chasselas a fait le plein. Il suffit de voir les allées, la fréquentation des dizaines de stands, les ruptures de stock chez certains pour mesurer l’engouement du public, le plaisir qu’il prend, jeunes et vieux, à découvrir et à goûter les excellents produits de nos terroirs et tout particulièrement les fruits du moissagais.

Il faut, au delà des formules de convenance, féliciter sincèrement les organisateurs, les exposants, tous les bénévoles qui n’ont  compté ni leur temps ni leur énergie pour la réussite de cette manifestation qui offre cette année un dispositif remarquable et remarquée par les visiteurs venus d’un peu partout. La mairie de Moissac a accompagné de bout en bout la préparation de ce grand rendez-vous, en mobilisant ses services, en apportant une subvention substantielle, en assurant une communication efficace et soutenue. Rien de plus normal, la municipalité qui connait le poids économique de la production fruitière est celle qui a créé le pôle fruits. Pleinement engagée aux côtés de la filière, elle soutient envers et contre tous les producteurs et les négociants. Elle n’a de leçon à recevoir de personne dans ce domaine.

Pour autant, la municipalité, Jean Paul Nunzi en tête, savent bien qu’il faut , dans un monde où la compétition économique est dure, ne négliger aucune opportunité. Le tourisme, dont on mesure chaque jour l’essor est un des atouts de Moissac. Imbéciles seraient ceux qui pour de petits calculs politiciens, lui tourneraient le dos. Moissac doit pouvoir et c’est tout le sens de l’action que la municipalité sortante conduit,  marcher sur ses deux jambes, tourisme et agriculture.

A ce propos, les Moissagais ont regretté, lors de l’inauguration de la Fête des fruits,  l’absence du Président du Conseil général et celle de la ministre qu’on voit pourtant si souvent dans la moindre des manifestations tarn et garonnaises. Renseignements pris,  ils étaient à l’université d’été du PRG. Dommage!

Arrête ton cinéma

La Dépêche du midi, le journal radical, dans son édition du 21 août, consacre la page de Castelsarrasin au projet de son maire à Terre Blanche avec un titre ronflant «  Ciné, bowling… Terre Blanche sera bien une terre de loisirs !  ». Et complaisamment, pour la troisième fois en quelques mois, le journal développe le projet de Bernard Dagen.

Pourquoi la Dépêche insiste-t-elle autant sur ce projet, alors que les projets de Moissac, que le maire, Jean Paul Nunzi a portés, ne sont jamais évoqués dans ce journal sauf pour être critiqués avec virulence (exemple le patus)?

Le lendemain, le 22 août, Pierre Guillamat, Conseiller Général radical occupe une colonne de la Dépêche pour dire qu’il est contre un complexe cinématographique à Terre Blanche puisqu’il en existe un de  6 salles à Moissac, de longue date aidé par la municipalité. Et d’ajouter qu’il souhaite néanmoins qu’une zone  de loisirs  se développe en zone intercommunale. D’autant plus que la Communauté de communes a dépensé plus de 3 millions d’euros pour l’acquisition de terrains à Fleury où pour le moment il n’y a que de l’herbe !

Effectivement Moissac avait souhaité que la zone commerciale  soit dans la zone intercommunale comme Moissac souhaite évidemment que tout aménagement (loisirs ou autres) qui concerne nos populations de Castelsarrasin-Moissac et communes environnantes soient légitimement installé à Fleury, zone intercommunale, et non à Terre blanche ou ailleurs. C’est pourquoi Moissac s’est opposé à cette zone de Terre Blanche alors que Fleury, payée par les contribuables des deux villes est vide.

 Pierre Guillamat s’exprime, tant mieux. Encore faudrait-il que pour les besoins de la polémique, il ne se mette pas en contradiction avec lui même quand il évoque le désaccord puis le contact rétabli entre les deux maires. Les désaccords avec Castelsarrasin sont fondés. Ce n’est pas, comme veut  le faire croire la Dépêche du Midi, un conflit entre deux hommes, entre deux maires, ce sont des  conceptions très différentes de l’intercommunalité.