Fête des fruits : une belle récolte

IMG_2664IMG_2674La fête des fruits et du chasselas a fait le plein. Il suffit de voir les allées, la fréquentation des dizaines de stands, les ruptures de stock chez certains pour mesurer l’engouement du public, le plaisir qu’il prend, jeunes et vieux, à découvrir et à goûter les excellents produits de nos terroirs et tout particulièrement les fruits du moissagais.

Il faut, au delà des formules de convenance, féliciter sincèrement les organisateurs, les exposants, tous les bénévoles qui n’ont  compté ni leur temps ni leur énergie pour la réussite de cette manifestation qui offre cette année un dispositif remarquable et remarquée par les visiteurs venus d’un peu partout. La mairie de Moissac a accompagné de bout en bout la préparation de ce grand rendez-vous, en mobilisant ses services, en apportant une subvention substantielle, en assurant une communication efficace et soutenue. Rien de plus normal, la municipalité qui connait le poids économique de la production fruitière est celle qui a créé le pôle fruits. Pleinement engagée aux côtés de la filière, elle soutient envers et contre tous les producteurs et les négociants. Elle n’a de leçon à recevoir de personne dans ce domaine.

Pour autant, la municipalité, Jean Paul Nunzi en tête, savent bien qu’il faut , dans un monde où la compétition économique est dure, ne négliger aucune opportunité. Le tourisme, dont on mesure chaque jour l’essor est un des atouts de Moissac. Imbéciles seraient ceux qui pour de petits calculs politiciens, lui tourneraient le dos. Moissac doit pouvoir et c’est tout le sens de l’action que la municipalité sortante conduit,  marcher sur ses deux jambes, tourisme et agriculture.

A ce propos, les Moissagais ont regretté, lors de l’inauguration de la Fête des fruits,  l’absence du Président du Conseil général et celle de la ministre qu’on voit pourtant si souvent dans la moindre des manifestations tarn et garonnaises. Renseignements pris,  ils étaient à l’université d’été du PRG. Dommage!

Main d’oeuvre

La scène se déroule à l’Espace Confluences. L’ADAPEI qui s’occupe des enfants handicapés en Tarn et Garonne y fête son anniversaire. Présents comme il se doit, Jean Paul Nunzi le maire de Moissac, une kirielle d’élus, la ministre du commerce, le président du Conseil général et le préfet.
Et chacun de se féliciter du chemin parcouru, de souligner les bonnes actions des autres. Bref tout baigne dans un humanisme dont Jean Michel Baylet se prévaut à l’envie.
Et puis ce même Jean Michel Baylet, se met à admonester publiquement le représentant de l’état, lui demandant de régler au plus vite la situation des SDF campant à proximité de l’espace Confluences. Effet garanti, la salle applaudit. Reste une question qu’il a éludée: de qui parle le président du CG? Les SDF en question sont des travailleurs saisonniers, venus de l’est pour la plupart, qui attendent tous les matins qu’un employeur, le plus souvent des producteurs de fruits, les embauchent pour la journée. La Dérocade ressemble certains jours au marché aux esclaves.
Voilà donc une main d’oeuvre livrée au bon vouloir des employeurs, sans toit, sans sanitaire, sans le minimum que prévoient lois et codes du travail. Tout le monde ferme les yeux, impératifs économiques obligent. L’état dans ce domaine a des responsabilités, mais les employeurs aussi. Il devient urgent de le rappeler à tous et de mettre en oeuvre les mesures qui s’imposent.