Conseil municipal : le dernier tango


Le Débat d’orientation budgétaire (DOB) était au menu. Pas le budget 2014, celui-ci sera étudié et proposé au vote par l’équipe municipale issue du scrutin de mars. C’est aussi cela le respect de la démocratie. Le DOB, c’est une façon de faire un état des lieux, comme lorsqu’un locataire quitte son appartement. Jean Paul Nunzi a donc présenté à l’assemblée sortante un bilan et a tracé des perspectives pour l’année à venir.

 le budget de fonctionnement

  • Les impôts vont-ils augmenter? Réponse NON.

On ne touchera pas aux taux. Tout au plus les bases vont-elles progresser de 0,9%, moins que l’inflation prévue à 1,3%. Du coup, la mairie espère, sur les trois impôts, habitation, foncier bâti et foncier non bâti, des rentrées de l’ordre de 6, 7 millions d’euros. (75000 euros de plus qu’en 2013). Mais de son côté, par apport à ces taxes,  l’état baisse ses compensations fiscales de 20%, soit une perte pour la commune de 113000 euros.

  • Les aides de l’état vont-elles baisser? Réponse OUI.

Mais moins que nous ne le craignions. La DGF, dotation globale de fonctionnement va baisser de 0,8%. L’état donnera donc à Moissac 3,5 millions d’euros. Nous avons bénéficié dans cette période de vaches maigres pour tout le monde, d’un petit effort de l’état qui compte tenu de la situation de Moissac, a augmenté de 1,3% la Dotation de solidarité urbaine et la Dotation nationale de péréquation.

Au total, les recettes de fonctionnement de la ville devraient se monter à 10,7 millions d’euros.

  • Au chapitre dépenses:

la ville maintiendra son soutien aux associations

la masse salariale (salaires et charges) sera maîtrisée.

les dépenses à caractère général baisseront de 4% (soit 150 000 euros de moins qu’en 2013)

Le budget d’investissement

C’est le budget qui sera discuté en avril qui décidera des gros investissements de 2014. Mais, il y a des factures à régler pour des travaux déjà entrepris.

C’est le cas pour l’école de la Mégère qui coûtera à la commune 522 000 euros sur une facture totale de 702 000 euros HT.

C’est le cas de la Maison de l’emploi et de la solidarité qui coûtera à la commune 830 000 euros sur une facture totale de 1, 6 millions d’euros HT

C’est le cas du patus qui coûtera 752 000 euros pour une facture totale de 1, 7 millions d’euros HT.

Ce patus est plus qu’une dépense, c’est un investissement touristique et donc demain il apportera plus d’activités, plus de recettes pour les commerces. Coût de l’opération pour Moissac: 752 000 euros. Pas 4 millions comme l’UMP l’écrit, pas plus que le patus ne ruine la ville comme veulent le faire croire les radicaux!

  • Enfin la dette…

Elle représente 1017 euros par habitant. Dans les villes comparables à Moissac, elle représente 1073 euros par habitant. Nous sommes donc dans la bonne moyenne, en dessous de la médiane. Sa charge, bien qu’importante, est loin d’être insupportable et dans un contexte économique très difficile, Moissac se DESENDETTE. Ce qui est quand même une performance.

 Notre analyse

Alors devant cette réalité, l’opposition, et notamment les radicaux et leurs affidés, se sont livrés à un tango qui ressemblait furieusement à des contorsions intellectuelles.

Contraint de souligner le caractère républicain et la sincérité des chiffres fournis par la majorité, G.M. Empociello qui curieusement menait la danse, a voulu tout aussitôt dénoncer le poids de la dette, se livrant à des additions et des raisonnements qui faisaient penser à cette célèbre formule : « si ma mère en avait, elle serait mon père ». Mais les chiffres sont têtus : il faut désormais 4,5 ans à Moissac pour rembourser sa dette. La moyenne de la strate comme disent les spécialistes est de 6 à 7 ans, les mêmes estimant qu’à 10 ans la situation est dangereuse. On en est loin!

Moissac est donc bien gérée.  La ville parvient à ne pas augmenter les impôts, à maintenir un niveau d’investissement compatible avec les besoins de la commune et elle diminue son endettement. Pas aussi vite et pas autant que d’autres, mais les faits sont là! Et vouloir comparer Moissac à Castelsarrasin, qui dispose de ressources fiscales autrement plus importantes, est un non sens.

Sur cette question de la dette les radicaux se prennent triplement les pieds dans le tapis :

Un, ils ont voté tous les budgets, jusqu’au dernier. Deux, G.M. Empociello qui a dirigé la Communauté de communes et qui est en charge au CG du développement économique, n’a jamais été capable de ramener sur Moissac ou sur les zones intercommunales, des entreprises susceptibles d’enrichir notre ville. Trois, la peur de la dette est bien un fantasme de notaire. Aucune ville, aucune entreprise n’est capable aujourd’hui de faire du développement sur ses fonds propres. Toutes ont recours à l’emprunt qui n’est pas nocif pour peu qu’il soit maîtrisé et qu’il soit compatible avec les capacités contributives de la ville.

Et quand le petit télégraphiste de J.M. Baylet nous dit qu’il faudra, compte tenu de la diminution des aides de l’état, gérer autrement, faire une autre politique, les électeurs sont en droit de lui demander laquelle? Ne plus investir, diminuer les aides aux associations, mettre fin à l’OPAH, couper les fonds à la culture? On aimerait savoir! Mais on ne le saura pas, car comme disait l’autre, il n’y a pas d’autre politique possible, aujourd’hui pour Moissac!

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