Majorité municipale: enfin les vacances!


Ce dernier conseil municipal avant l’automne, a offert une fois de plus le spectacle d’une majorité sur la défensive, incapable d’expliquer les tenants et les aboutissants de certaines de ses décisions. Deux exemples dans un ordre du jour en mode vacances : L’externalisation du ménage et les indemnités attribuées au comptable du trésor.

Le ménage. C’est une société privée, moissagaise nous a-t-on dit, qui assurera le ménage à la mairie et à l’hôtel de police. Coût : 35000 euros par an. Ce travail était fait jusqu’à présent par des agents municipaux. Que deviennent-ils ? Sont-ils mutés, démissionnaires ? Des explications embrouillées fournies par la majorité, il nous est apparu qu’ils sont toujours salariés de la mairie et vont le demeurer. L’opération se traduit donc par une augmentation substantielle du budget de fonctionnement, jusqu’à ce que la nouvelle RH trouve une solution. Un jour n’en doutons pas! Question annexe : la désignation de l’entreprise moissagaise est-elle le résultat d’un appel d’offre comme nous y oblige les textes en vigueur ?

La comptable. Il s’agit d’une agent de l’état, fraîchement nommée. Pour ne pas faire une entorse à la tradition, le maire a proposé de lui verser 50% de l’indemnité autorisée par la loi. Précédemment, ce comptable percevait 70% de l’indemnité pour des prestations équivalentes. On veut bien croire que cette baisse n’a rien à voir avec le sexe de la personne. Mais plus sérieusement, à quoi rime cette survivance d’une époque révolue ? La comptable est payée par l’état et en cette période de remise à plat des situations et des rentes qu’elles procurent, le maintien de cette indemnité apparaît plus qu’incongru. Nous y sommes radicalement et depuis longtemps opposés. Pressé de s’expliquer sur le taux inférieur octroyé par le CCAS à sa comptable, le maire a préféré sur nos conseils, repousser cette délibération.

La piscine intercommunale. Rien de neuf de ce côté-là, si ce n’est que pour financer leur quote-part de ce projet, les communes des Terres des Confluences se sont brusquement souvenues qu’elles disposaient de crédits départementaux à ce jour non consommés. 600 000 euros pour Moissac, 1,1 million d’euros pour Castelsarrasin… Récemment, le préfet qui faisait la tournée des intercommunalités, s’était étonné du volume de subventions d’état, non consommé par les communes. Le rappel à l’ordre aurait-il porté ses fruits ?

Le chapitre questions diverses donna au maire l’occasion de s’émouvoir de la manière dont les questions lui étaient posées, se risquant même à parler de diffamation. Nous ne pouvions laisser dire ! Nous n’avons pas l’habitude de parler en l’air, et nous savons rester courtois dans le questionnement. La raison de cette soudaine montée en température, c’est l’OTI, l’Office du tourisme intercommunal (cliquez ici) Oui le malaise y est grand et nous voulons en connaître les raisons ! Le maire qui a mentionné les efforts de Moissac pour accueillir cet organisme, s’est défendu de toute intervention, de toute pression à l’encontre de l’équipe et de sa directrice dont il a salué le travail. Il attribue les difficultés de l’OTI au cabinet de conseil chargé d’accompagner sa mise en place. On veut bien donner acte à Jean Michel Henryot tout en remarquant que le coup du cabinet est un peu facile. Une directrice qui démissionne sitôt nommée, une présidente qui dénonce « sa mise sous tutelle », des personnels qui se confient sous le sceau de l’anonymat… cela s’appelle un big problème dont il faudra bien trouver l’origine.

L’école de Mathaly va-t-elle sauver la classe que l’administration veut lui retirer ? Il y avait cette année 153 élèves dans cette école. Pour maintenir cette classe, il en faut 163. Selon les dernières estimations, il y aurait 168 inscriptions en septembre prochain. Mais le dernier mot appartient à l’inspection académique qui fera un comptage réel à la rentrée. Et qui ne s’engage pas pour l’instant sur le poste d’enseignant laissé vacant après un départ à la retraite. Mathaly peut garder ses banderoles !

Enfin un mot de l’orage, le vrai, celui du 10 juin dernier. Il a fait des dégâts sur les chemins et routes de la commune. La mairie a provisionné 110 000 euros pour les remettre en état.

Prochain conseil : le 27 septembre !

 

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