Une histoire moissagaise


Feu sur l’ambulance. Vae victis disaient les Romains qui n’avaient pas encore inventé le Front républicain. Ça tire de tous les côtés, un tir nourri et coordonné en direction de ma petite personne. Trop d’honneurs messieurs-dames ! Voilà un monsieur Dutarn, un pseudo pour signer un texte mensonger, calomnieux, limite diffamatoire et dont les références historiques masquent mal un stalinien pur jus qui naguère (c’était en 2014) était prêt à négocier son soutien à J.P. Nunzi pour un plat de lentilles, en l’occurrence une promotion pour sa compagne. On trouve mieux comme modèle de vertu. Toujours sur les réseaux sociaux, voilà un « électeur de gauche », Firmin ( comme c’est bizarre), qui s’inquiète à juste titre d’une situation qui n’est pas notre fait. Bien au contraire ! Voilà la Dépêche du midi qui une fois de plus cherche à nous discréditer, faisant écho, sans autre précaution journalistique, aux assertions mensongères de certains, aux arguments moisis de quelques autres. L’offensive est d’envergure, coordonnée à l’évidence. Elle épargne le RN, en fait un adversaire respectable pour mieux nous diaboliser. La mécanique est en place qui au soir du second tour n’aura pas de mots assez durs pour nous rendre responsables du résultat. Le procès est déjà instruit. La sentence prononcée. Ce remugle nauséeux annonce à l’évidence d’autres bassesses, la campagne des départementales est déjà engagée, la distribution des rôles déjà négociée.

Mais revenons aux faits. Non, notre liste « Moissac naturellement » n’a pas convaincu. Non nous ne sommes pas qualifiés pour le second tour. Dura lex, sed lex ! Loin de nous l’idée de contester le résultat, d’envisager je ne sais quelle revanche. Sur qui ou sur quoi d’ailleurs ? Nous pensions, je l’ai dit et écrit dès 2019, que pour combattre efficacement le RN, un rassemblement était nécessaire.  La fleur au fusil, j’ai donc entrepris dès cette époque des démarches allant dans ce sens. En direction de la droite républicaine, comme en direction de TEMS.

J’ai abordé ces rencontres sans à priori, sans préalable, ouvert et disponible. Je n’ai rien revendiqué pour moi ou mes amis. Je croyais possible de construire ensemble une série de propositions, puis de constituer une équipe pour les porter. D’entrée de jeu, TEMS a bloqué la démarche : « nous travaillons depuis des années avec notre collectif, si vous voulez, vous pouvez venir nous soutenir ». Il se trouve que nous et d’autres, ailleurs, dans d’autres groupes, au sein du conseil municipal, de la communauté de communes, avions aussi travaillé… pendant six ans. Ce blog qui tient la chronique moissagaise peut en témoigner. Le rassemblement, ce n’est pas le ralliement, mais l’échange, la co-construction d’un projet qui devient le socle commun. Le collectif de TEMS visiblement caressait une autre ambition. Il a bien fallu en tirer les conclusions. Sur l’autre front, à droite, les choses s’annonçaient sous de meilleurs auspices. Les réunions de travail paraissaient prometteuses, puis survint le grain de sable qui grippa la machine. Le rassemblement apparut alors pour ce qu’il était : un douloureux chemin de croix.

Oui, nous avons longtemps hésité à faire cavalier seul, à nous lancer dans une compétition dont nous savions qu’elle serait d’autant plus difficile que droite et gauche partaient en ordre dispersé face au RN. Au final et très tardivement, j’en suis bien conscient, nous avons franchi le pas, pour porter des propositions, présenter un programme, dont j’ai la faiblesse de penser (n’en déplaise à la Dépêche du Midi) qu’il offrait un ensemble de propositions cohérentes et novatrices que la pandémie de Covid19 rend encore plus actuelles, plus pertinentes. Et si Max Lagarrigue, la plume locale de la Dépêche du Midi n’a pas compris le concept d’écopôle, je veux bien lui faire un cours particulier. J’en profite pour lui demander où est passée mon ITW ? Deux heures d’entretien en tête à tête avant le premier tour, mais pas une ligne dans le journal, contrairement aux autres candidats, notamment le RN qui tout au long de la campagne a bénéficié, on sait pourquoi, d’une coupable complaisance. Cela a un nom : malhonnêteté, absence d’éthique journalistique !

Mais revenons à l’essentiel. Le résultat du premier tour a confirmé bien entendu les prévisions les plus sombres. La division a fait comme prévu ses ravages. C’est pourquoi, un brin entêtés, j’en conviens, mais fidèles à nos convictions, le 7 mai, nous avons lancé auprès de nos amis, auprès des listes concurrentes, et des Moissagais, un appel au rassemblement, à la création d’un Front républicain, illico déclaré désuet dans la presse citée plus haut. Désuet le Front républicain ? C’est l’UMP en prônant le « ni-ni » face au Front national qui l’a torpillé, parce que porté par la gauche sous la 5° République. A croire qu’à Moissac, certains collectifs dits citoyens ont l’idéologie bien flottante.

Mais peu importe les défausses, cet appel n’avait pas d’autre objectif que de réunir des forces dont le scrutin de mars a évalué le poids. Nous l’avons écrit, ce rassemblement devait prendre en compte les résultats du premier tour. Qu’y-a-t-il de choquant, de machiavélique dans cette précision ? Je m’empresse de dire que je ne suis demandeur de rien, d’aucune place. Je ne cherche pas à entrer à la mairie par la fenêtre alors que les Moissagais m’en ont fermé la porte. Je me préoccupe, comme responsable politique conséquent, comme citoyen aussi, du sort de Moissac et du territoire. C’est tout ! Dans une ultime tentative, nous avons rencontré deux émissaires de TEMS, sans succès. Nous avons écrit une dernière fois encore à E. Hemmami. Quelques minutes plus tard, réseaux sociaux et mails nous donnaient la réponse. Le plumitif du journal local en remettait mercredi une couche en parlant de « l’oukaze de Vallès ». Minable !

Il n’y aura donc pas de rassemblement. Il n’est pas dans les gènes de cette droite qu’incarne Maïté Garrigues. Il contrarie les ambitions de cette gauche qui mélange à dessein magistère moral et prétentions hégémoniques. Ainsi va la vie politique, fourbe, féroce, assassine parfois. Avec mes amis, nous avons cru, en toute bonne foi, pouvoir agir dans l’intérêt général, être juste utiles. Je n’interviendrai donc plus dans cette campagne du deuxième tour. Je laisse chacune et chacun à ses vieux démons. Comme le dit un vieil adage paysan, « à la fin de la foire on compte les bouses ». Il sera toujours temps après de faire les bilans. Mais que personne ne s’inquiète, cela n’entamera pas mes convictions, mes engagements et ne contrariera même pas mon existence politique . J’ai le cuir épais, et l’âme bien née. C’est assez pour ne pas désespérer du genre humain.

Une réflexion sur “Une histoire moissagaise

  1. Max Lagarrigue ; c’est lui qui a osé faire paraitre une bouse d’article selon quoi j’avais fais des démarches pour m’allier à Romain Lopez. Alors que je n’ai jamais parlé à Romain Lopez, ni écris ni rien du tout. Max Lagarrigue se croit grand reporter de guerre, il rempli juste un torche cul de bouse de vache.
    Quand à Gérard Valès, c’est bien le seul pendant 6 ans au conseil municipal, dans l’opposition, qui a fait montre d’analyse, et de saine réflexion. Que celui qui puisse dire le contraire me le prouve.
    Par contre, celui qui s’en tire bien, c’est Jean-Michel HENRYOT. Pas de bilan de son mandat devant le conseil municipal, pas d’analyse de la déroute complète de son équipe, c’est lui le fossoyeur de Moissac sans aucun compte à rendre. Aucun article du bilan dans le torche cul local, pourtant si le RN arrive à ce score, c’est pas la « faute » à VALES ou HEMMAMI. Lui, il aurait dû faire un mea culpa du merdier dans lequel il laisse la commune, et la droite locale. Mais non, tout propre, tout beau.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.